mardi 7 juillet 2009

Alyanie : le scoop du siècle !


Lorsqu'on reste longtemps allongé dans un lit à deux places, la jambe droite dirigée dans le sens des oreillers, la gauche tendue vers le velux, il arrive toujours un moment où l'on refléchie.Quand cela m'est arrivé il pleuvait dehors et alors je me suis dit : "tiens ! ils ont repris la même politique d'il y a quelques années, pluie la nuit, soleil le jour" et là, d'un seul coup l'évidence m'a frappée !

En effet, je venais de comprendre beaucoup beaucoup de choses sur le monde d'aujourd'hui. Je venais de comprendre que depuis longtemps déjà l'on savait comment contrôler la météo ! Chaque pays est capable de contrôler la météo de son territoire, et si nous n'en savons rien encore aujourd'hui ce n'est que pour des questions de sécurité - vous imaginez un peu le grabuge que ça ferait, chacun voudrait sa météo à lui qui lui convient... ! Car voyez-vous, dans toute cette technologie il y a bien un petit soucis...

Chaque pays peut contrôler la météo de son territoire mais le temps qu'il choisira aura une influence sur le temps des pays voisins d'où la création de l'union européenne ! Le charbon, rien à voir du tout. Ce qui a poussé nos Etats à se ralier est en réalité le soleil et les nuages. De plus en plus de pays veulent entrer dans l'union européenne pour uniformiser leur ciel et éviter quelques catastrophes climatiques dues aux incohérences.

Maintenant je comprends parfaitement pourquoi le pays qui est à la présidence de l'union ne l'est que 6 mois, soit deux saisons qu'on prend soin de ne pas laisser complètes, et pas une année entière ! Croyez-vous qu'on va permettre à un Etat de faire la pluie et le beau temps à sa guise pendant qu'à coté on ne reçoit que des restes d'anticyclone ? Remarquez également que durant la présendence de la France (du 1er juillet 2009 au 31 décembre) le temps a été admirable en France. J'ai demandé l'avis de météofrance, voici donc quelques chiffres : (à Bourges)
  • pluviométrie : 2007 - 870,8 mm --- 2008 - 784 mm
  • ensoleillement : 2007 - 1836 h --- 2008 - 1841 h
  • température : 2007 - min : 7,7°C max : 16,6°C --- 2008 - min : 7,3°C max : 16,0°C
Alors ? Vous commencez à comprendre ? La météo se dirige et jusque là, vous ne le saviez pas. J'avais d'autres arguments ce matin là, mais depuis ils m'ont échappé. Ils reviendront surement bientôt. Si vous aussi vous avez des exemples pour souligner ma thèse, je n'attends que ça !

Vous pouvez très bien faire connaissance avec moi en regardant le film Le Hérisson, actuellement au cinéma, il parait (et cette idée ne me déplait pas) que Paloma me ressemble. Juste un détail : elle a les cheveux frisés, et pas moi.

samedi 20 juin 2009

Tu veux faire un voeux ?

Ya un petit morceau de nuage qui se balade. Un jeune aigle me l'attrape, il me le tend. "Non, dis-je, c'est à toi de faire un vœux." Il hausse des ailes et fais son vœux avec le sourire. "Dis dis ! Qu'as-tu souhaité ?" Alors le jeune aigle me regarde dans le yeux et me dit : "que tu passes une excellente aventure." Moi je suis estomaquée. Ça veut dire que j'en ai le souffle coupé. Et dire que les aviateurs ne font pas des vœux pour eux ! Et des vœux encore meilleurs et bien trouvés que toi-même tu n'en feras jamais pour toi-même. Une belle leçon. Un exemple que j'aimerai suivre et pourtant...


Oui et pourtant quand je me retrouve avec un morceau de nuage ou la plume d'une étoile filante entre les cils, impossible de penser à quelqu'un d'autre que moi ! Je me souhaite de la réussite, l'amour et tout et tout, je me souhaite des vengeances bien arrosées, non mais jamais je ne pense à faire un voeux pour quelqu'un d'autre alors que finalement ce serait tellement plus utile ! ... mes pensées sont toutes tracées.

Dès qu'un voeux arrive je me projète dans le futur, me demandant de quoi j'aurai besoin en oubliant souvent l'essentiel. Par exemple, en ce moment j'aimerai avoir une revanche contre un gars qui tente de me couper la langue. Ca fait deux fois que ça m'arrive, le premier parce que je ne lui avais pas donner le sexe qu'il voulait, le second parce qu'il n'a pas eu ma main (héhé ! non mais, depuis quand on coupe les mains des voleurs en France ?) Il m'empêche de dire ce que je pense !! Il m'en empêche le bougre !!! Et pour bien fignoler tout ça, il va s'envoler si loin qu'on pourrait prendre sa destination pour l'haut-delà. Hors de question que j'aille le chercher. Ca me grimpe au bourrichon en moutarde. Mais c'est futil. Tellement futil que je ne devrai plus y penser.

Et plutôt me dire qu'il y a un charmant sultan presque mon voisin à l'échelle du globe à qui je pourrais souhaiter toutes les gourmandises de la vie ! Qu'il y a aussi deux dignes ascendants à qui je pourrais souhaiter la facilité du destin ! Qu'il y a des millions d'hôtes de ma mémoire à qui je pourrais souhaiter d'y marquer leurs passages par les réussites !

Mais non que dalle. Ne doit exister que les aviateurs pour faire ça.

En attendant je souhaite de pouvoir me mettre dans une valise et déménager sur la route. Oui, JE veux habiter sur une route ! Dans une maison à roulettes, toutes fenêtres ouvertes avec une musique cool à fond les bastringues.

Nouvelle utilisation du correcteur d'orthographe : inventez un mot, frappez-le, le correcteur tente de le reconnaitre dans son dictionnaire et paf! vous tombez sur un mot super qui correspond à votre idée. Derniers mots trouvés avec cette technique révolutionnaire : sabord (voir article précédent) et bastringues.

vendredi 19 juin 2009

Alyanie : A demain les enfants !

Où suis-je ? Certainement pas en cours. Le sens n'y habite plus. J'ai pris la décision de me dispenser quelques jours, oui car figurez vous (et me voici à me justifier... !) j'éviterai de faire parti de ces élèves qui viennent pour faire bonne impression avant le conseil, j'éviterai de faire parti de ces élèves qui profitent du dernier cours pour emmerder un prof, j'éviterai d'aller là où comme je le dis souvent "ça n'a pas de sens". Pas de sens, c'est bien la raison qui me vient à l'esprit à chaque fois que je ne fais pas quelque chose. Mais voilà, souvent on triche. Je me dégoute quand je me vois tricher, je vais faire en sorte que cette fois-ci j'assumerai, et si jamais on me demande je dirai le fond de ma pensée : ça n'a aucun sens de me bouffer 6 heures par jour pour ne rien faire ou presque, pour tenter de me faire peur avec les concours, les interros surprises, ou les échéances. Ca n'a strictement aucun sens si moi je n'y vois pas l'intérêt, si moi je ne trouve pas cela enrichissant.



Quand je vois ces vieux enfants qui regrettent... J'espère ne jamais finir comme eux, c'est bien pour ça que je fuis désespérément cette absence de sens : quelque chose qui n'a qu'un effet relaxant à très court terme - comme savoir que je suis à ma place et que je n'aurai aucun problème administratif - c'est de la couardise. Voyez un peu ? J'élève l'école buissonnière à la pure noblesse ! Il est si facile de se persuader que l'on fait bien, peut-être que je me trompe de bout en blanc mais pourtant je suis sure de trouver quelqu'un en dehors de tout pour me donner sa bénédiction. Oui, parce que moi, Alyanie aux milles sabords, j'ai la conviction d'avoir des choses beaucoup plus importantes à faire que de m'ennuyer en cours ou que de faire bonne impression (après tout, c'est pour moi que je travaille !)

Et puis j'aurais aimé qu'il y ait les uniformes à l'école, bah yen a pas,
alors j'aime pas.

mercredi 10 juin 2009

Bonne Nouvelle

J'ai l'honneur de vous annoncez qu'Alyanie votre bien aimée scripteuse en déroute est admissible à son petit concours de midinette !
J'attends vos félicitations :p

mercredi 27 mai 2009

Le Vieux Marchand

Le marchand plia ses genoux ridés. Ses fesses en s’appuyant doucement sur le banc gémirent. « Voilà, c’est la fin » se dit-il au milieu du parc où il avait l’habitude de travailler.

Jamais, jeune homme, il n’avait pensé qu’il aurait pu faire ça toute sa vie. Au début ce n’était qu’un job pour payer le loyer, un truc facile, qu’il pouvait faire l’après-midi dès la sortie des cours. Et puis, vente après vente, sourire de gamin après sourire de gamin, il ne l’avait jamais quitté, son job. Ca le tenait bien. Il y avait même pris gout, même du plaisir.

Depuis le temps, il avait pas mal vieilli. Les enfants aussi, ils étaient rares à présent à sautiller dans les pattes de leurs parents pour réclamer un soleil. Une pièce bénie dans la main ils couraient jusqu’au marchand. Celui-ci en sueur sous les soleils encore invendus leur en tendait déjà un se balançant dans les airs au bout d’une fine ficelle d’argent. L’enfant l’échangeait contre la pièce, le marchand s’inclinait et tous ses soleils s’affaissaient sous leur lacet. Le gamin avait déjà filé, sautant très haut pour que l’astre monte comme s’il volait, malgré la laisse.
Même s’il évitait ce mot, ce job, ça ressemblait vaguement à une vocation.

Le vieux marchand pleura sous la sueur. Une belle vie finalement. Des dizaines d’années à vendre des soleils. Il restait sur son banc le regard vidé, le bras levé comme s’il saluait, et toujours ses soleils au dessus de sa tête, seulement retenu par ce cordon transparent, brillant comme la soie d’araignée.

Il se remémora la fois où il en avait vendu un à une jeune femme enceinte. « C’est pour le petit ? » demanda-t-il en désignant du menton le ventre rebondi. La femme approuva en rougissant. Elle avait pris le soleil, puis en cherchant la monnaie dans son sac, il s’était échappé. Le soleil avait rapidement grimpé au ciel avant d’exploser. Des éclats retombaient autour d’eux et calcinaient la pelouse. « Faites attention » dit-il simplement en lui tendant un deuxième. Il avait refusé qu’elle lui paie les deux.

Et ce sans-abri qui avait fait la manche pendant deux heures avant de rassembler les deux sous qui lui permettrait de fixer un soleil à son sac à dos…

Le vieil homme essuya de sa manche la sueur et les larmes de son visage. Un enfant avait accroché un de ses soleils à son chien. L’animal courait en tout sens mais l’astre du bout de sa ficelle ne faisait que de le poursuivre. Il jappait en montrant des crocs, l’enfant riait. En se roulant dans l’herbe le chien emmêlait la ficelle, le soleil ne faisait que de s’approcher, ça sentait le poil roussi. Les parents prirent peur, ils accoururent. Mais dur de défaire le lien entre un soleil plus que brulant et un clébard surexcité. Ils rendirent finalement le soleil au marchand traitant cet objet d’abject. Il s’en était retrouvé désolé.

Un homme en veston et valisette noire lui avait réclamé tout son stock pour l’anniversaire de son fils. Il lui tendait un billet de 500 sous. Le ministère de l’enfance exigeait plus de prudence face à ce jouet, les ventes commençaient à se faire plus rares. Les enfants devenaient fragiles et les parents prudents. Cet homme, ce fut une aubaine. Le marchand lui proposa pour deux billets identiques d’animer l’anniversaire du garçon. Une belle soirée. Avec le temps il avait pris du poignet et savait faire toute une série de figures avec ses soleils. Les enfants invités à la fête le regardaient faire avec admiration, il leurs apprit quelques trucs. L’homme à veston était ravi.
Par la suite, on lui proposa de nouveau d’animer d’autres fêtes d’enfants, mais il refusait toujours. Ce n’était pas son vrai métier, après tout il était marchand.

Finalement le vieil homme lâcha tous ses soleils d’un coup dans un soupir de résignation. Deux en s’entrechoquant éclatèrent comme une énorme bulle de savon. Les feuilles des arbres du parc brillèrent brusquement d’un éclat orange et or. De fines étoiles s’inclinèrent doucement dans l’air et des ribambelles dorées retombèrent en grésillant sur le blouson de cuir du vieux marchand de soleils. Sous cette pluie d’éclats de feu, on aurait presque pu voir un arc-en-ciel.

Les autres soleils disparurent en perçant les nuages d’un trou noir de cigarette.

lundi 25 mai 2009

Panalonge

Panalonge (n.f.) : pinceau utilisé à la Renaissance pour peindre les plafonds, son manche pouvait atteindre dix mètres, peindre à la panalonge était un art subtil que seul un vrai panalongier savait faire, le secret de l'utilisation de la panalonge est perdu à ce jour.

Je reviens tout juste d'une expo super sensas qui avait lieu... l'an dernier ! Ah mais c'était il y a l'an dernier, ça mademoiselle, c'est fini depuis longtemps ! Comment ça c'est fini depuis longtemps ? Comment ça c'était l'an dernier ? Et je fais comment pour la voir, moi, maintenant ? Et vous pensez aux gens qui n'étaient pas nés l'an dernier ? Enfin, non, je ne suis pas déçue. Juste un peu perdue dans les dates. Mais quel âge aurais-je pu avoir si j'avais un age étant donné que nous ne sommes pas l'an dernier mais bel et bien cette année ? C'est fou, ça, rien que d'y penser je dis. En consolation on m'a emmenée au Louvre, j'ai même pu garder mon chapeau qui m'abritait de la frappante lumière de vos auréoles, mes saints. C'est qu'il a fait chaud ce week-end !

Même sous un arbre, allongée près des herbes avec un livre entre les mains ma peau se mettait à poisser. Je poite, tu poites, regarde lui aussi il poite. Joli troupeau de poiteux, qui ne rêvent que de prendre une douche. Malheureusement la douche n'était pas là ! Bon d'un coté c'est pas mal car si elle aussi se mettait à poiter avec nous, nous n'en avions pas fini de faire prendre une douche à la douche pour ensuite se doucher, nous et les ours selves.

C'est une bien jolie dégringolade les enfants lorsqu'il faut remettre du sens dans les mathématiques. Même les feux d'artifices ne me touchent plus. Je-blasé lutte contre un je-vivifié qui ne cherche qu'à détruire un je-sans-sens-ni-tête. Je jette mon cahier, qui se retrouve à porter le voile, par la fenêtre. Il pirouette quelque peu, et finalement pique à plein nez vers le lac qui donne une si belle vue à ma fenêtre du Mont Quatrième.

Heureusement les tomates, les cerises et leurs descendance sont là pour égayer tout ça, guidées de main de maitre par l'aviateur. Il a souvent la tête en l'air mais il sait garder les tongs sur Terre lorsque le grizzly se réveille, c'est une bonne chose sinon il aurait bien vite fait d'être croqué !

Que je laisse la main durant quelques lignes à un sultan qui parle de lui à la troisième personne et qu'on ne remarque presque rien, que je me dise qu'il a plus de talent que moi, et puis que normal à près tout, c'est un garçon, que je renifle posément parce qu'en faite ça me ravit plutôt que de m'embêter, vous voyez qu'il sache en faire comme moi !, que je voudrais qu'il m'écrive parfois ça me fera des cartes et des mots à accrocher dans un coin de mon chapeau, en trophée, en tour Eiffel, en chaleur latente, en collision d'amhoulite...

lundi 11 mai 2009

Camping sur les limaces

Aussi curieux que cela puisse paraitre, la voiture de l'aviateur roule aux fécules de pomme de terre. ("elle a de la pôtate ma suzuk', hein ?") Nous longeons le canal à la recherche d'un pont tombé au milieu d'un champ selon les idées du St Esprit. Mais il est où ?? Pendant que nous regardions les apprentis pécheurs sur la gauche le pont en question essayait d'attirer notre attention sur la droite. Entre les arbres il sautait presque en espérant que nous voir tourner le regard vers lui. Mais non, nous restions cloitrés dans nos œillères. Bon, il se cache où ce pont à la fin ? Mais je suis là, disait-il, regardez, bon sang !

Aussi curieux que cela puisse paraitre, nous l'avons finalement trouvé ce pont pendu au dessus du champ, sans route ni voie de chemin de fer pour le légitimer. Un pont de métal rouge-rouillé qui sonne creux lorsque je marche à pas d'éléphant dessus. Et puis deux collines autour : une pour surélever Sancerre, l'autre pour rendre la forêt plus proche des étoiles, que nous grimpons avec courage, dextérité et noblesse, quelques soient les tempêtes ou les ennemis qui nous entourent. En l'occurrence il faisait beau, et question ennemis les festivités en étaient assez pauvres.

Installation de notre campement sur les limaces ("Qu'est-ce que tu penses de celle-ci ? - Oui ! Pas mal du tout, baveuse, grasse, et juste assez grosse pour tenir la tente sur son dos ! Le sol paraitra moins dur avec la limace dessus... !"), tente qui flotte doucement dans les airs comme un parachute livré à lui même et qui chapeaute doucement la-dite limace, mangeoire de la viande grillée avec une mayonnaise en tube et même veille pour entendre la chouette houhouer et crier et des pas suspect à l'extérieur de notre igloo, oui voilà tout ça. Ce fut chouette !

Cocktail à base de sucre de limace

Je voudrais vous faire ensuite un développement sur le langage. Il est évident que je ne parle pas la même langue à l'intérieur qu'à l'extérieur. Je veux dire, qu'il est évident que nous ne parlons pas dans notre chapeau comme notre langue ou nos doigts communiquent dans le bas-monde. Il est même impossible de retranscrire sur terre ce que nous nous entendons dire à l'intérieur. Une traduction est immédiatement effectué lors de la mise en matériel de nos pensées.

Parfois lorsque je m'écoute penser il m'arrive de chercher dans la langue française un mot qui existe dans ma langue personnelle mais qui semble absent en français. Par exemple, je chante une histoire sous la douche (oui, sous la douche je chante des histoires, faute de connaitre des chansons à la mode) dans ma tête tout coule tout glisse sans problème mais dès qu'il faut la sortir en français et bah... ça ne va plus ! Hier je voulais dire : gnagnagna... c'est un objet qui flotte dans les airs, qui lévite. Un lévitant ? Un gravitant ? Un flotteur ? Je n'ai pas trouvé ce qui me convenait. Il faudrait créer un dictionnaire à l'envers. Au lieu de chercher la signification d'un mot, on cherche le mot connaissant sa signification. C'est il me semble assez utile !

Certes, je passe du coq à l'âne, ne m'en voulez pas. J'écris une partie d'un article une certaine semaine, notons-la x, puis je continue l'écriture une autre semaine, y. Du coup en x j'ai une idée et en y j'en ai une autre. Vu que je suis censée réussir un concours la semaine prochaine, disons alors la semaine z, j'essaye de ne pas perdre de temps en pensant à mes idées de la semaine x ou y pour d'avantage penser à la semaine z. Je recolle alors les idées des semaines x et y sans me fatiguer.

Oui les certes se promène où bon leur semblent. Vive la liberté des certes !! Après une longue réflexion, je suis pour l'indépendance des Certes. Les Certes ont droit à leur état, à leur anarchie et tout et tout et leur période hippie et monarchique. Moi je dis qu'on devrait laisser le droit aux certes de choisir de leur avenir et de leur place dans notre société. A partir de maintenant les certes prendront leur syntaxe en main !

vendredi 24 avril 2009

Alyanie : ma dédicace

J'ai enfin résolu l'énigme du sac ! Vous savez, ces petits trucs écolos rose-fushia à fleur d'oranger ? Une poche sur le devant, un scratch à l'envers. Bah le truc c'est qu'il faut retourner la poche, faire entrer le sac de 4 Litres (oui, majuscule à litre, influence chimique) dans la petite poche et scratcher le tout fièrement en disant : "Wahhh ! que c'est ingénieux, maintenant je peux mettre mon sac écolo dans mon sac à main, même si je prends le plus petit de touss !" C'est que vu que maintenant j'ai un chapeau en patchwork on m'appelle madame, je me devais d'avoir un sac écolo. J'ai fait des emplettes, multipliant les bons de réductions, les offres exceptionnelles, les cadeaux en tout genre, je suis sortie en ayant le sentiment d'avoir fait de très bonnes affaires. Mes dépenses équivalent 18 €, j'ai 10 articles, soit une moyenne de 1,80 € par article. Le chic ! (et pour l'occas j'ai planté un arbre. Si si ! Je vous assure, j'ai un badge avec d'écrit dessus : Grâce à vous (à moi) 1 arbre supplémentaire va être planté dans le cadre de l'opération "Plantons pour la Planète" Si l'arbre en question est planté au bord de l'autoroute, je jette mon badge.)

Mon ordinateur est en panne ! Enfin, il marche à la perfection sauf qu'il produit un claclaclac incessent affreusement énervant et frappeur perceur de tympan. Mon papa et ma maman ensemble s'en sont fraichement occupé et l'envoient chez le réparateur. Autrement dit : retour aux sources, mon vieil ordinateur ronronne. Petite félicité et fierté pour lui il est à présent équipé d'une connexion internet au débit hautement rapide. Voyez comme je grandis j'ai pas (encore) installé MSN !!

Alyanie se prépare, ô Héfort !, pour un concours. Mes vacances se régalent. Hihi ! Elle en rêve quand elle s'endort toute seule la nuit, enfin elle rêve de le réussir ce concours, le reste du temps elle rêve à autre chose. Déjà elle rêve que le turban vienne à la mode. Et puis elle a un chapeau en patchwork qui lui plait tellement qu'elle dort avec. Elle se réveille toujours sans.

Et puis ce matin j'ai eu un éclair de génie. Comme tout artiste frustré car il est incapable de produire le moindre truc (que des idées, que des idées) je pense d'avantage à l'enrobage qu'à ce qu'il contiendra. Donc j'ai trouvé la dédicace de mon premier livre ! Certaines le dédicaces à Michel, à Josiane, à mon père, à ma famille, à tous ceux que je connais, à Franck, à Marie-Joe, ou encore à Molière. Bah moi je le dédicacerai à table !

lundi 30 mars 2009

Alyanie : rattrape ses week-end


L'ordinateur analyse les images transmises par la caméra. 3 silhouettes de forme humaine déjà, 2 immobile et 1 autre qui se déplace. 4 silhouettes, et rapidement 6 puis 10 ! L'ordinateur envoie un message d'alerte au central : 10 individus sur la place de l'archevêché. Un gardien baisse son café en recevant le message. D'un clic il bascule sur la ligne concernée et jette un regard négligeant sur la vidéo avant de transmettre le message d'alerte à la police. Chronomètre en main, je sais qu'il a fallu a peine 9 min à la police pour être précipitée sur "l'affaire" et donner des coups rageurs dans les silhouettes humaines peintes à la main sur des grands cartons. Une farce ! Tellement simple, et pourtant terriblement efficace. Je devine qu'un rapport a été fait, mon signalement flou en noir et blanc, on devine peut-être mes cheveux clairs, mais on ne me voit pas me diriger sous les fesses de la cathédrale. Dès que plus de 5 personnes se stationnent sur la place, la police raplique. Les gens qui s'arrêtent n'avancent plus et ne doivent pas produire beaucoup. Il flanent. C'est interdit de flaner en ville. Moi j'ai peur maintenant lorsque je m'arrête ici pour lire. Il suffirait que quatre autres fassent de même pour que je passe le reste de l'après midi en prison et au pain sec...

Histoire de devenir une fille un peu plus sage, je joue à me placer entre deux temps. Un grand classique : l'enfant retrouve près d'autres enfants de son age ou presque des adultes et là il se dit "j'en suis où moi ?" Une lecture récente répondra surement que nous en sommes à l'holocène, peut-être même à l'holocène supérieur, qui sait ? Impossible de vraiment savoir... En tout cas se retrouver entre deux ages est bien étrange. Un espèce de truc limite incontrôlable me monte au cerveau. C'est ce qu'on pourrait peut-être appelé l'instinct maternelle. Vous voyez, ce truc que les hommes ont quand même garder lors de leur évolution (malgré le mot instinct) parce que c'est beaucoup plus pratique comme ça pour élever les enfants. J'essaye de le faire redescendre, je me sens ridicule. Alors bon je cède et puis je jette un regard vers le nouveau né plein d'affection, bien que je ne la connaisse pas encore personnellement, quoique j'ai vu son caca et elle ma bouille embuée d'instinct. Très intime comme relation.

Je me rassure sur mon avancement en maturité : je joue à pokémon. Oui, j'avance bien, j'ai déjà gagné deux badges en moins d'un jour. C'est super chic d'avoir pour la première fois une partie à soit, avec des pokémons à soit, qu'on élève tout seul, qu'on bat méchamment quand ils perdent, et puis qu'on range dans une boite minuscule dès qu'ils nous plaisent plus et qu'on vient d'en attraper un autre beaucoup mieux. Oh oui ! D'ici que j'ai à décider si je veux un enfant ou non, si je suis cap ou pas de ne pas avoir peur parce que "c'est pas une décision qui se prend à la légère !" (Bon, même une bactérie peut le faire, ça, les gosses je veux dire, alors peut-être que c'est pas si grave.) j'ai largement le temps de gagner la ligue pokémon 4 fois. N'est-ce pas... ?

Bon je vais lire un peu de mathématique, un peu de physique, chercher un remplaçant d'ici demain car j'ai colle en même temps que ADS (ah l'horreur !!), dire à l'aviateur mon sultant tout mon amour et courir loin du monde pour oublier que je ne suis pas écrivain... La vie est si amusante !

vendredi 27 mars 2009

Alyanie : préparation du thé

Attention, l'eau bouillonne !
Il est temps d'aller chercher sa couronne,
au temps pour moi,
les soldats ont oublié leurs pas
mais quand je rempli mon mug
il semble que montent les beug-
-lements des animaux en furie
près à tout casser, à tout asti-
-coté de la fenêtre ouverte,
je perçois le scintillement de l'eau verte
qui dégouline sur le pavé droit
du trottoir que l'homme prend dans sa foi.
Sa foi à lui est un corné de glace
offert à St Pierre qui enlace
les nuages gris des obstacles
et le zèbre à plume débordant du pentacle.

Cucurbitacé perd patience,
au fond je le comprends car dans ma science
il y a souvent des absences
qui me sont reprochées
splendide splendide ! qui allons-nous attaquer ?
notamment lors des lettres
qui mâchent le chewing-gum, courbette ?
du temps à volonté !!
Et puis il y a cette épiso-
-de tragique des oiseaux
qui ne fait que de hanter ma tête
à toutes leurs allumettes.
Finalement je me dis en cachette
que remplir sa tasse est bien plus intéressant
avec du thé pourpre au pulpe d'enchan-
-tements.

[ou comment revisiter les règles de la poésie sans se casser la tête]

Alyanie,
Copenhague 1956

(hou hou ! vive Oriane est une idée rigolote)
[et vu que je suis dans le sous titre : comment rattraper une faute d'orthographe -est une mandarine- en formation]

samedi 14 mars 2009

Alyanie : en mission secrète

Habillée de noir, pantalon qui ne fait pas froufrou, pull serré, bonnet pour cacher mes cheveux clairs et loup sur les yeux. Enfin j'ai mis les trous du loup sur mes yeux, le reste autour. Quoiqu'on ne puisse pas vraiment mettre du vide quelque part... ? Enfin bref ! Je suis équipée d'une façon fort discrète, fort intrigante aussi il faut l'admettre, afin d'effectuer une mission ultra secrète.

J'avance subtilement dans le couloir n°4. Je connais le plan du bâtiment par cœur, à force de l'avoir étudié en entrainement, et plus particulièrement ce couloir vu que c'est ici que ma mission va s'effectuer. J'arrive devant une porte, accroupie dans l'ombre au cas où quelqu'un aurait la mauvaise idée de passer le couloir éteint. La porte est numérotée 13.

Je quitte mes gants noirs, et étourdie que je suis je n'oublie jamais rien. Bonheur ô cette fois là, j'y ai pensé dans les temps : sous mes gants noirs se cachait une paire de gants blancs. Je fouille dans mon sac d'aventure (tout petit, accroché dans le dos si bien que même moi ne sais pas précisément ce qu'il contient) et en sors une craie. Vous comprenez maintenant pour les gants blancs ? J'applique la craie sur la porte puis rapidement et avec dextérité je trace un message de menaces codé : "Croise moi auparavant, à ne pas confondre avec celui qui nous protège des bourrasques"

Pour comprendre ce subtil message il est utile de savoir ce qu'est un bourrasque. Un bourrasque est un animal des plaines, qui à cause du réchauffement climatique s'est vu migré dans nos forces intérieures. Le bourrasque peut être très dangereux si on est coincé à la gare, seul, durant plus de 38 minutes sur les quais. Dans cette conjoncture, il peut surgir de n'importe où et attaquer avec une vitesse foudroyante sur tous les fronts. Il est donc vivement conseillé d'éviter les bourrasques et surtout de ne pas s'approcher de leur nid (les bourrasques pondent généralement à la fin de l'hiver entre le mois de février et mars)

Et le ron rond de l'ordinateur m'agace. Musique ! Pour être dans le vent, j'écoute les musiques de Slumdog Millionnaire et j'apprends lentement que slumdog signifie bidonville. Oui, être dans le vent ne signifie pas forcément être réfractaire à ce qui plait à la majorité. Moi je suis de ceux qui créeront le vent de demain et celui signifiera être sincère. Lorsque quelque chose vous a marqué il est idiot de le cacher, on ne parait pas plus intelligent en allant à contre courant. On parait plus intelligent en ayant raison. Ces musiques me rappellent le film, je les écoute en boucle.

Quelques découragements m'ont touchée ces derniers jours. J'ai pensé plusieurs fois m'enfuir. Prendre un foulard où enfourner mes affaires vitales (un cahier) l'enrouler autour de mon épaule et puis courir jusqu'à ne plus avoir de force dans les jambes, jusqu'à ce que mon coeur frappe sur mes cotes comme s'il voulait s'échapper. Le vie n'est pas meilleure ailleurs, mais en l'ailleurs je trouve les palpitations que je ne connais plus ici. D'ailleurs c'est vachement bien foutu les poumons et les cotes tout ça, surtout tout ça, empêchent au coeur de partir dès que l'envie lui prend. Vous imaginez si à la moindre palpitation il fallait courir après lui ?

Madame je voudrais vous dire que je suis libre. Je ne sais pas précisément ce que je veux, mais je suis capable de décider de ce que je ne veux pas. Je suis libre ! Oui ! Libre d'assurer les taches les plus disgracieuses avec plaisir et fantaisie. Et plus vous me roudoierez de coup, plus je sentirais le conflit, plus je deviendrais intelligente et plus je vous échapperez. Sachez-le.

Sur ce, j'ai du dire tout ce qui me passait pas la tête. Et entendons nous bien, je deviendrai quelqu'un de formidable.

dimanche 22 février 2009

Alyanie : à votre coq

le 24 juin 1951

Madame,

Vous possédez le plus beau jardin de la ville et votre vie, loin d'être la plus joyeuse, inspire a chacun de nous le respect.
Cependant du premier matin au soir on n'entend que votre coq, son chant énerve les enfants et irrite les femmes. Les poches que j'ai sous les yeux m'obligent à vous demander de le tuer et si vos sentiments vous en empêchaient je serais obligé de réclamer sa mort au maire.
Je devine aisément la fierté que vous devez avoir à le posséder et je suis persuadé qu'il s'agit d'un très beau coq. J'ai, quoique vous pouvez penser, de nombreux regrets, mais votre animal est beaucoup trop bruyant pour tout le voisinage.

Mes regrets,
B. Deliot.

3 juillet 1951
Monsieur,

Comme vous me l'avez demandé, j'ai tué mon coq. En deuil, le poulailler ne s'est pas levé des trois jours qui ont suivi sa mort et les trois œufs que j'ai récoltés ce matin sont les premiers depuis plus d'une semaine. Le coq était bien trop vieux pour que nous le mangions.
A ma lettre je joins trois de ses plumes, pour que vous puissiez imaginer son plumage noir aux reflets d'or cuivré que vos oreilles trop sensibles, trop citadines, n'ont pu supporté.

Au voisinage,
Cécile L.

vendredi 13 février 2009

Alyanie : Apogée-Club (suite)

Mon nom est Kjhthyjk, effectivement mon nom n'a jamais pu être transmit correctement, un problème de codage, c'est pourquoi les gens que j'héberge me nomment toujours "le patron". Depuis tout petit je voulais fonder un bar, pour que tous les voyageurs, tous les gens perdus, toutes les misères et les joies puissent se rejoindre près de moi. Seulement voilà, il était inimaginable que je le fonde n'importe où. Je voulais qu'il soit le plus haut, le plus important, le plus respecté de tous les bars jamais fondés. Je voulais qu'il représente l'Apogée pour tous. C'est alors que l'idée me vint de me mettre en orbite avec tout ce qui est nécessaire pour construire mon bar, d'en construire un énorme et puis tour de Terre après tour de Terre je l'ai construit exactement en ce point de l'orbite qui se trouve le plus éloigné de la Terre, à l'apogée. Mais dès les premiers clients, des choses étranges se produisirent...

La baraque n'est plus qu'un tout petit point posé avec insignifiance dans le vide. A vrai dire je ne vois plus que la lumière de l'enseigne violette. Bientôt la Terre passera devant et je ne la verrai plus du tout. Je suis repartie pour un tour d'orbite. Je n'ai aucune idée du temps que cela prendra, de refaire un tour.

Le temps passe avec une infinie lenteur. Je ne trouve pas qu'ils vont bien ensemble. L'infinie lenteur est bien trop longue, trop molle pour aller avec le temps. Je l'aurais sans aucun doute d'avantage vu avec Angelina Jolie. Je m'invente un nouveau jeu : devine quels sont les pays que tu survoles ! Etant donné que je suis très haute et que je vois ces pays à l'échelle continentale, les frontières sont assez peu visibles. Bon, pour l'Afrique il n'y a pas trop de problème : elles sont toutes droites et géométriques, comme les coutures d'un caleçon de colonisateur. Mais imaginez un peu celles de l'Europe ! Si nombreuses ! Elles s'empelottent si bien que certains pays disparaissent, si petits qu'ils sont, sous les tracés des frontières. Je vois les Etats Unis dans le coin, la France que je reconnais facilement, la Grèce en pointillisme, l'Afrique du Sud, la Belgique, la Pologne et puis Moscou maintenant que j'ai un peu tournée, la Roumanie, la Tchèque, la Bielorouokie, le Finlou, le Tanemarkus...

Après des semaines de vagabondage, je sens enfin l'accélération tant attendue ! Je pinaille sur place, plutôt sur ma trajectoire elliptique. Et pour ne décevoir personne j'ai décidé de ne pas changer de route. Ahah ! Que je me persuade bien de ma liberté !

L'Apogée-Club est en vue. Je vois l'enseigne qui clignote.

Aaah ! Merveilleux, ils ont lancé une bouée juste sur ma trajectoire !

Je l'attrape enfin, ça me tire dans les bras, je perds toute ma vitesse et je suis finalement attirée vers la terre. Des hommes sur le perron tire la corde vers le club...

J'y suis ! J'y suis enfin ! Tout le monde est super sympa ! Ils rient, ils philosophent, ils vagabondent, ils boivent, ils flirtent, certains chantent et jouent de la musique, d'autres crient des poèmes. Merveilleux ! On m'a présenté au patron, désolée je n'ai pu retenir son nom, il est mystérieux et a l'air de toujours porter sur lui un veston et un air grave. Il me demande si mon voyage s'est bien déroulé, un peu long je lui réponds, puis m'offre toutes mes consommations pour aujourd'hui. "Et la nuit dans mon auberge, deux étages au dessus." Je le remercie chaleureusement. Il doit sentir que je vais devenir une cliente fidèle, ou fait-il ça à tout le monde ?

Je suis attirée par un groupe d'observateurs. Je m'approche timidement, ils m'invitent à leur table. L'un s'appelle Jacquot, l'autre Marco et le dernier, qui s'est retrouvé à être une femme, Amalys. Ils se présentent comme étant les spectateurs de tout ce petit monde. Je ferai tout pour appartenir à leur groupe. Ils me montrent les meilleurs pièces du moment : lui là bas aux cheveux plats, c'est un scientifique. Il a passé toute sa vie a défendre une théorie sur l'envol des papillons. Selon lui les papillons ne s'envolent que lorsque les bourrasques de vent sentent la tulipe. Bien qu'il ait des arguments monstrueux, jamais sa thèse ne fut prise au sérieux. Il est donc tombé dans la déprime avant de s'envoyer sur la Lune. Pour le coup aussi ce fut un échec, il se croit prisonnier, comme si quelqu'un pouvait craindre qu'il aille se suicider sur la Lune ! Pourquoi voudrait-il se suicider, que je demande, voyant le scientifique relativement joyeux à coté de la dramatique histoire qu'on m'avait raconté. Pourquoi ? Amalys me répond avec emphase et questionnement : et bien pour de bien nombreuses raisons : déjà parce que sinon il n'aurait jamais eu aucune raison de chercher à s'enfuir de l'auberge ! Je ne comprends pas bien, mais je n'insiste pas.

[...]

Soudain Amalyse se mit à éternuer. Oh non pas toi ! Me dit-elle, je ne comprends pas et dois l'afficher sur mon visage car Jacquot tente de m'expliquer :
"Elle est allergique aux poils de chat.
"Mais je n'ai pas de chat chez moi, et je n'en ai pas touché depuis des semaines !
"Non, Alyanie, Tu Te Transforme en Chat."
Voilà, c'était dit, je subissais une TTTC. Ca arrive souvent il parrait. Il fallait que je vois le patron. Je me dirige alors vers lui.

Le Patron : on ne peut rien faire pour vous. Transformée en Chat ! Ce n'est pas si grave !
Moi : Il n'y a vraiment aucune solution ?
Le Patron : ...
Moi : Dites toujours.
Le Patron : A la place de Chat, il y a bien abeille mais... il y a des condittions.
Moi : Laquelle ?
Le Patron : Il faut avant tout que vous ayez fait le tour de votre vie d'humain avant de pouvoir devenir abeille sinon...
Moi (qui se met graduellement en colère) : Mais vous vous foutez de moi ! Cela fait des semaines, peut-être même des années que je tourne en rond ! Je n'ai pas fait seulement le tour de ma vie d'humain, c'est le tour de la Terre Entière que j'ai fait !! De l'humanité dans toute son intégrité ! Vous vous rendez compte ? Evidemment que je suis qualifiée pour devenir abeille !

Quelle erreur ce fut-ce ! Mais quelle erreur ! J'en ai eu des crampes d'estomac pendant longtemps. Je devenais folle, oubliais ce qu'on me disait, ce qu'on pensait de moi, ce que j'aimais, de quelle main je savais écrire... Et puis lentement la douleur est passée. Je pouvais enfin faire battre mes ailes d'abeille et repasser mes poils à pollen. Lentement j'ai repris de la bête et je suis devenue très puissante. "Tu as subis un sacré lavage de cerveau !" J'ai alors pu rentrer de l'Apogée-Club en laissant l'organisation sur place, pour leur laisser un souvenir.

mardi 3 février 2009

Alyanie : Apogée-club

Bon voilà, ok, j'avoue j'ai fait n'importe quoi. Maintenant je suis bien coincée, gravement embêtée. En gros, je me suis mise en orbite autour de la Terre et me voilà à décrire une jolie trajectoire elliptique. On ne peut pas me reprocher d'être trop curieuse, enfin ! Je voulais voir ce que ça faisait, d'être mise en orbite, d'atteindre la bonne vitesse pour ni s'écraser ni disparaitre, juste être là à tourner sans fin... Maintenant je sais. Et je veux redescendre !!!

C'est fou ce qu'est ennuyeux l'espace. C'est vide, ridiculement vide. Ya que du froid et du noir. Au loin, le soleil mais j'évite de jeter mes yeux dans la gueule de la fournaise. Devant, sous moi en permanence, la Terre. Surtout que j'ai été encore moins maligne que déjà pas maligne : je me suis géostationnée. Pire connerie n'existe pas ! Je ne fais que de voir le même bout d'océan en permanence. Mes cheveux volent mais rien à voir avec le vent, ils vont où ils veulent. Devant mes yeux, dans ma bouche, dans mon cou. Mes habits ne tiennent plus, je suis obligée de les tirer pour les remettre en place. Être en orbite n'est vraiment pas de tout repos.

Viouuumm ! Vioummm ! J'essaye de m'occuper, alors je mime quelques accélérations. Je tournicotte sur moi même car ce n'est pas interdit. Des saltauts, et hop ! me voilà à marcher dans le vide. Héhé ! Qui l'eut cru ? Je cours, je cours... Mais oui ! C'est bien un record mondial que nous fait là Céline !! Effectivement Julien, Céline est en train de ca-pi-to-ner le record mondial de longueur en orbite ! C'est incroyable !! J'applaudis ma performance. On n'entend strictement rien, je parle dans le vide oserais-je dire. Même si je cris on n'entend rien. Même si je pleure, si je crogne, si je hurle ou quoi. ON N'ENTEND STRICTEMENT RIEN ! Jamais personne ne pourra deviner que je suis coincée là, et jamais personne ne viendra jamais me chercher VU QUE PERSONNE NE PEUT M'ENTENDRE !!!!

au secours.... !

Tenez, tout d'un coup j'ai l'impression d'accélérer. Je dois m'éloigner de la terre. Mon orbite n'est pas centrée, fallait-s'y attendre. La terre ne tourne plus aussi vite que moi. C'est déjà ça : je ne suis pas vraiment géostationnée. Je commence à soupirer. Oui, voilà, vous commencez à comprendre, je suis dans une telle merdouille que le moindre changement ne peut être que bénéfique. Ah bah voilà, je n'ai plus peur de rien. De rien du tout. Mais je crois que le vide commence à m'atteindre. A force de ne plus rien entendre je crois que je n'arrive même plus à m'entendre penser...

Ouh la ! J'ai mal au coeur, ça accélère vraiment beaucoup. Je me demande ce qu'il se passe...

Ahh !! Je vois quelque chose approcher ! On dirait une grosse maison, avec un truc violet qui clignote sur le toit. Oui, le vide atteind vraiment ma caboche, c'est certain. Je ne cesse d'accélérer, j'en ai des douleurs dans tous mes membres. La maison à l'insigne violette elle ne cesse de se rapprocher. Je ne peux croire qu'elle est vraie : elle n'avance pas, elle est comme plantée dans le vide. Ah ! Je peux vous lire ce qu'il y a d'écrit sur le toit. Heureusement que la lumière se propage dans le vide, bienheureuse elle est ! Bon sur le toit il est écrit...

Apogée-Club ??!! Je réfléchis. Franchement, comment un cerveau aussi avidifié que le mien peut bien inventé ça, Apogée-Club ? J'ai maintenant bien peur de me ratatiner contre le mur de la baraque. Figurez-vous qu'elle est bien plus grande que je ne l'imaginais. Beaucoup beaucoup plus grande, et j'ai l'impression qu'il y a du monde sur le perron. Ah mince ! Mon orbite passe assez loin de la baraque. Peut-être que si je nageais... Je nage, je nage jusqu'au club. Si seulement je pouvais l'atteindre ! Ma vitesse continue d'augmenter, j'ai l'impression de nager à contre courant. C'est assez étrange de nager dans le vide. Mais surtout ça n'avance pas ! Ahhh ! Non ! Pour une fois qu'il a quelque chose de suffisamment intéressant dans l'espace, il faut qu'il soit loin de ma trajectoire !

Je dis ça, mais j'ai pas spécialement l'habitude de me promener dans l'espace.


J'arrive proche de l'Apogée-Club. Il y a bien des gens sur le perron. Moi qui pensais être pionnière dans le tourisme spacial. J'essaye d'attirer les gens du perron en faisant de grands signes. Et je cris aussi, enfin je crois, je cris beaucoup même si ça ne sert à rien. EH OH ! LA HAUT ! AIDEZ MOI ! Finalement l'un deux tourne la tête. Il donne un coup de coude aux autres. Et tous me regardent. Ils font de droles de gestes. Des petits coups de mains centripètes, je dirais. Comme s'ils me demandaient de m'éloigner. Pas aimables. Et puis l'écriteau du toit, en violet, change. Apogée-Club est remplacé par au prochain tour on te lance une corde. Cool ! Au prochain tour. Je dépasse rapidement la baraque, et puis ma vitesse ralentie.

Et là, vous savez ce que ça veut dire ? Ca signifie que vous entrerez avec moi dans Apogée-Club au prochain tour ^^