samedi 7 novembre 2009

Alyanie ne se détache pas du sablier


J'ai rajouté du bruit sur une photo pour qu'elle soit plus jolie, j'écoute une musique volontairement vieillie, comme mon jeans à l'aspect délavé... Le vieux a comme quelques airs de noblesse. J'attends d'avoir les cheveux grisonnants, mes cheveux poussent exprès pour ce temps où je pourrais les tresser comme de la vieille laine. Je pationne le temps, je joue avec lui en l'attendant : je change la dates de mes anniversaires, j'homothétite le depuis quand on est ensemble, je souffle sur la poussière pour jeter mes vieilles affaires mais je note régulièrement les jours qui passent avec minutie.

On m'a offert un carnet de cuir de lama, j'ai une mine de plomb, je griffonnerai dedans. Quand l'inspiration me manquera je ferai juste un trait vertical comme les prisonniers dans leur cellule, il prendra toute la page ! Un jour il sera plein, je ne pourrais plus rien écrire, plus de place ! Ce jour là je le fermerai avec un grand sourire, je passerai rapidement les pages avec mon pouce et puis je lèverai les yeux et devant moi s'étendra tout le reste, tout ce que je n'aurai pas encore eu l'occasion de noter, et encore plus loin il y aura moi avec les yeux plissés, avec une vieille bouche, et les cheveux gris.

Cette après midi j'ai trouvé un sablier dans la cuisine. Un vrai : avec le sable rose dedans. Je l'ai renversé et le temps a filé dans l'entonnoir. C'était fabuleux comme il avançait vite ! Encore plus fort que dans les toilettes la petite aiguille de la montre avant que ma trotteuse saute. J'ai brisé le sablier et à l'aide d'un microscope j'ai tenté de voir le temps à l'intérieur des grains de sable. J'ai découvert beaucoup de chose, alors, et je trouve réducteur le coup de l'anglais qui veut que le sablier ne mesure que les oeufs.

J'ai appris que le présent existait, il était dans les grains quand ils ne résonnaient plus. Les veinards ! J'en ai ouvert un et avec une pince à épiler j'ai extrait le présent. Je l'ai étiré et je l'ai enroulé autour de mon doigt. C'était joli. Puis je l'ai mangé. C'était bon. Mais pas très copieux : le présent est tout petit.

Maintenant faut que j'aille à table. C'est de la raclette, je ne vais pas manquer ça ! Je cache les grains de sable qui restent, je me les réserve pour plus tard.

Quand j'aurai mangé tout le présent, il ne restera plus rien et enfin j'arriverai plus tard ! J'arriverai demain, j'arriverai dans bientôt ! J'espère y être bien accueillie.

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mardi 3 novembre 2009

Alyanie : Va voir le sorcier

J'avais une anémone sur le pouce depuis plusieurs mois déjà. Elle commençait à me déranger : tous les matins à mon réveil elle me collait encore au doigt ! De quoi devenir fou. A croire qu'elle voulait faire concurrence à Chance, quelle naïveté ! Enfin bref, il fallait agir. Je suis donc allée voir le sorcier.

Il était plutôt grand et maigre dans sa grande tente de peaux. A mon arrivée, comme s'il l'avait prédit depuis longtemps, des herbes fumaient déjà dans un poêle. Il me prit par l'épaule et l'écrasa pour me faire assoir sur un pouf en nid d'oiseau. A l'intérieur du coussin je sentais des épines darder mes fesses. Il incanta pendant plusieurs minutes avant de me demander quelle folie me poussait à venir le voir en plein automne : "Alors que finissent de pousser les champignon ! Tout juste ! Les meilleurs de la saison !" Je m'excusai et je lui tendis mon pouce.

Le sorcier réajusta sa tunique de plume, replaça ses rondes lunettes rouges et scruta attentivement l'anémone. Il se mit à siffler longuement en relevant la tête vers moi : "Mais c'est une anémone ça mademoiselle !" J'acquiesçai avec énervement. Alors, sans me laisser le temps de réfléchir il me prit le pouce le tira jusqu'au poêle, je dus m'agenouiller devant le feu. Il sorti un canif de sous sa tunique et de la lame traça une croix rouge brillante sur l'anémone. Je grimaçai. Il me lança alors : "Ne bougez pas ! ... Je vais vous expliquer..."

A main nue il prit quelques herbes fumantes et les écrasa sur mon pouce. "La douleur est en deux mouvements..." Il secoua sa propre main pour éviter de se bruler lui même. "J'applique le produit et vous avez mal..." Avec un coton gris il appuya sur mon pouce afin que les herbes pénètrent la plaie. "Puis la douleur s'apaise." Il s'apprêtait à reprendre des herbes quand je grimaçais de nouveau. "Et finalement la douleur reprend, beaucoup plus vive, mais à ce moment je ne fais plus rien."

Le sorcier m'appliqua ainsi trois ou quatre fois les cendres des herbes médicinales. A la fin de l'opération j'avais le pouce comme une ampoule, il me faisait terriblement mal. "L'action se fera sur un mois, me dit-il, je ne sais pas si elle partira du premier coup, c'est assez aléatoire..." Je fis oui de la tête. J'espérais que la douleur partirait vite.

Mais voilà, mon pouce est rougi et l'anémone est toujours présente... Vivement qu'elle meurt ! Je ne veux pas retourner chez le sorcier...

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dimanche 18 octobre 2009

Alyanie : Fume dans le froid


[Début de l'hiver, les radiateurs gargarisent. Le professeur de maths s'arrête un moment puis continue comme si de rien n'était mais j'écoute encore l'eau qui glougloute et dehors un petit vent frais de Sibérie qui avance vers nous en chantonnant : vouuuu... vouuuuhouuu... Les vents chantonnent nonchalamment, c'est dans leur état normal. Mes mains prennent leur température d'hiver et j'ai des envies de lectures devant une cheminée, de promenades cachée dans une écharpe à fumer l'air ambiant autour d'un lac au bord duquel l'herbe craque. En des temps comme celui-là je pense beaucoup au Québec, quoique jamais je ne l'ai connu vraiment rafraichi...]

Devant moi j'ai une boite en verre, dedans j'ai enfermé une luciole. La dernière de la saison probablement. Elle se repose dans un coin, bouge quand je secoue la boite, retombe parfois complètement sonnée. La luciole est malheureuse ça se voit, mais je m'en fous car ce n'est qu'une luciole et je ne l'entends pas crier. J'ai souvent envie de la croquer pour savoir quel gout elle peut bien avoir mais je me dis que ça ne vaut pas le coup, elle m'est bien trop utile. La nuit quand j'ai besoin d'un peu de lumière je souffle dessus jusqu'à ce qu'elle s'éclaire. Si sa lumière vient à baisser je souffle plus fort pour la raviver et si elle refuse je la baigne dans l'eau pour qu'elle boit la tasse... elle abdique toujours la conne.

Tous les soirs son ventre gargouille. Je bois du lait concentré devant son nez, elle me regarde dégoutée. Elle rêve de se tirer de là, elle rêve de partir loin pour le palais d'un grand sultan. Ahah ! Je vois tout ça dans ses petits yeux ! Elle est bien naïve je pense, jamais elle ne survivrait de toute façon seule dans la nature. Avec le froid, les oiseaux et les crapauds. Tous se rueraient sur elle, ils lui souffleraient avant de la gober qu'elle a fait le mauvais choix, petite, vois comme tu es vulnérable maintenant ! Non le mieux c'est que je la garde dans ma boite en verre, le mieux c'est qu'elle reste ici à regretter la liberté.

Le mieux du mieux c'est que je continue à la fatiguer pour qu'elle sorte le meilleur d'elle-même, le doux jus de ses capacités. Adieu le plaisir, bonjour le profil ! Mais aidez-moi ! Qu'on la crève ! Qu'on l'encourage à rester, qu'on lui fasse rêver des aménagements dans sa petite boite, qu'on lui dise qu'elle est faite pour produire alors que nous sommes tous d'accord : tout ça ne rime à rien, n'est-ce pas ? Tenons-la éloignée de sa jolie nature de luciole, de voltigeuse, de colporteuse d'images...

Peut-être que ce soir, sachant tout ça, vous aurez un peu de pitié pour cette luciole, pauvre petite bête... !

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mardi 29 septembre 2009

Noème

Elle s'appelait Noème. Elle vivait seule depuis longtemps dans un petit appartement avec son chien. Ce dernier aimait en cachette la chienne d'en face et lorsqu'il, un soir, la vit s'enfuir de chez ses maitres pour rejoindre un autre chien d'en bas, il se pendit.
Alors Noème ne vivait plus que seule dans son appartement avec personne.

Pour combler le vide elle se découvrit un don. En effet, et contre toute apparence, elle était noctiflore, c'est à dire que ses pétales se découvraient la nuit. Elle qui le jour paraissait morne, grise et molle se retrouvait la nuit joyeuse, lumineuse et ferme; d'une nitescence sans égal. L'adresse de son appartement passa d'oreille en oreille. Mais ces hommes se trompaient : derrière des jappements elle ne faisait que niveler.


Un soir vint drôlement chez elle un bel homme quoique quelque peu nictitant. Ce dernier s'était mis au néphalisme, il ne buvait plus que du nervin. Elle trouva ça beau. Il entourloupa Noème, lui promit liberté et passion dès qu'elle payerait son naule et accepterait de monter avec lui sur un navire. Elle paya mais à la vue du bateau en nectique sur lequel il voulait l'embarquer pour les Indes elle prit peur et réclama une semaine pour réfléchir. L'homme accepta, en refusant de la rembourser.

A la néoménie, elle s'échappa de la ville et se dirigea chez une sorcière némorale de sa connaissance qui pratiquait la néphélomancie afin d'interroger les êtres supérieurs à propos de son avenir. Celle-ci, après un interminable cérémonial, lui prédit un immense succès à New York en tant que danseuse dans un cabaret.

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jeudi 10 septembre 2009

Alyanie : quand l'intéressant s'en mèle

Une suite est bornée si...
définition d'une suite bornée
" Mais attention à ne pas inverser le 'pour tout' avec le 'il existe' car dire que pour tout n il existe un réel M tel que la norme de Un est inférieure à M, est toujours vrai ! Vous ne définirez rien de particulier... "
A moi de rebondir sur les paroles du professeur : si cette définition qu'il-ne-faut-absolument-pas-écrire est toujours vérifiée, si elle ne décrit rien de particulier mais quelque chose qui est toujours vrai, n'est-ce pas qu'elle décrit la vérité ? Et si la vérité était que quelque soit l'objet considéré il existait un moyen de le mesurer et que par ce moyen nous pourrions toujours trouver un autre objet plus grand ? Et si ce qui est vrai est ce qui peut être dépassé ?
Il existe tellement de façons de mesurer les choses et les concepts qui nous entourent. On peut les mesurer selon la largeur, la longueur, leur masse, leur beauté, leur universalité... Et bien moi je dis que quelque soit le légume, la planète, ou l'Art que l'on mesure ou admire, il est vrai que l'on puisse trouver quelque chose de plus grand, de plus gros, de plus beau ! Il en est de même pour nos valeurs, pour notre morale, pour nos pensées. Oui, toujours l'on pourra trouver quelques unes qui leurs seront supérieures.

En physique nous avons fait de la magie ! Voyez devant votre visage ébahi une balance. Tout d'une vraie : un plateau, une aiguille, un cadran, sauf que voilà, c'était une balance complètement vide ! La boite qui se situe sous le plateau et qui cache habituellement le mécanisme était complétement transparent. Bon, on se dit, chouette !, on va pouvoir voir comment cela fonctionne ! Et bien non, car il n'y avait aucun mécanisme : juste l'aiguille, reliée au plateau par une tige de fer. Après cette surprise la prof sort une peau de chat et une baquette magique en ivoire peint. Elle frotte la baguette contre la peau de chat, raconte pour détourner l'attention qu'elle capture ainsi des électrons, les dépose sur la balance et là... l'aiguille tourne ! Oui, vous avez bien lu : en physique nous pesons des électrons (déjà ça, c'est pas mal fabuleux) avec une balance complétement vide (alors vous imaginez bien qu'une fois arrivée à cette conclusion j'étais en extâse !)


Mais ma journée ne s'arrête pas là. En revenant du déjeuner je me suis retrouvée avec une petite araignée dans les cheveux. Je la sors de là et je m'amuse un tout petit peu avec. Elle marche en articulant bien pour ne pas s'emmèler les pattes -qui semblent beaucoup trop grandes pour elle- jusqu'au bout de mon doigt puis s'élance dans le vide ! Rapidement elle reste suspendue ainsi, la tête en bas, un fil relié à l'extrémité de mon doigt. L'araignée cherche à redescendre mais je joue à reprendre son fil d'une main à l'autre en remontant à chaque fois l'araignée pour que jamais elle n'atteigne ma table. Lors de ce mouvement je me suis peu à peu rendue compte que j'effectuais cette manoeuvre -celle de prendre le fil à son milieu de le remonter, puis de le reprendre à son milieu avec l'autre main au fur et à mesure que l'araignée le tissait- sans avoir aucune indication de mes sens ! Le fil était trop fin pour que je le vois (même en le mettant juste devant mes yeux, même en louchant) ou que je le sente. Pour mes sens, je jouais avec le vide. C'était à se demander comment mon cerveau a pu se faire la reflexion que je tenais un fil puisque je n'avais strictement rien entre les doigts !

C'est indéniable, aujourd'hui je suis allée au délà de ma sensibilité.

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samedi 5 septembre 2009

Alyanie change son amphi

Il y a des escaliers en colimaçon à grimper. Pas qu'ils soient particulièrement étroits, non, ils ne font que tourner sur eux même, doucement, sans même avoir le temps de finir leur tour. Une fois les escaliers grimpés je tourne la tête vers la droite. Mon bloc me glisse des mains (je n'ai pas encore eu les veines à prendre un cartable) alors je marche machinalement vers l'amphi 161. D'un seul coup unique je me bloque. Un professeur de maths me sourit, je lance alors que non, je ne suis plus de ce coté moi alors ! Et je fais volte-face, les grands, les spé, ceux qui ne portent que deux lettres à leur dénomination, discutaient dans mon dos. Je traverse le couloir et j'entre enfin dans mon nouvel amphi : il est vert.


En l'espace de deux mois j'ai eu 20 ans et une admission chez les droïdes de niveaux 9. C'est plutôt cool tout ce qu'on peut faire en deux temps de vacances. Je m'assieds, à gauche un cinq demi à peine que j'aime bien, à ma droite un gars qui me prend ma super boite de stylos en disant :
"Hof ! Ca me sidère de voir ça, c'est complétement inutile d'avoir tout ça !
- Si tu cherches une quelconque utilité à la vie, tu es mal barré mon garçon !" que je réponds...
... dans ma tête car bon, ça ne se fait pas dès les premiers jours. Et puis je n'ai pas pensé à cette réponse aussi vite. Toujours est-il que j'ai ruminé. Je ne sais pas si je vais avoir beaucoup de sympathie pour lui. Je me suis retournée vers la gauche, c'était beaucoup plus agréable.

J'ai un prof de maths qui me fait penser à un vendeur d'aspirateur. Voyez ? Ceux qui cognent de portes en portes en cravate pour vous faire la démonstration du produit de l'année ? Ce n'est pas du tout péjoratif, je veux souligner le fait que mon prof de maths est extrémement propre sur lui et sur sa langue. Son élocution, sa cordialité, et son tact proéminant font de lui un vendeur d'aspirateur. L'année dernière j'ai connu un professeur qui en début d'année s'était improvisé artificier pour nous faire peur, puis nous avait dévoilé une humanité incroyable, aussi bien dans ce qu'elle a de bon que dans ces faiblesses. Me voici à écouter les propos d'un homme qui, par son comportement, semble nous promettre l'élégance de la réussite.

J'ai également une prof de physique. (Comme l'an dernier tenez !) Elle allé-retourne entre le tableau et ses explications tellement vite que le premier n'a pas le temps de s'écrire et les secondes s'embrouillonnent. Le préjudice encouru est assez moindre quand même, je suis sortie de cours en ayant compri la leçon normalement mais le contraste est flagrant : l'an dernier j'avais une prof tellement organisée, tellement structurée qu'il me semblait que celà ne nous laissait plus aucune initiative !

A l'internat la configuration de la chambre a changé. Mes deux coloc' se cotoient à présent l'une et l'autre et moi je me retrouve dans un petit coins au loin. Assez confortable au final ! Mais je pensais au début qu'elles ne m'aimaient plus... jusqu'à ce qu'elles m'offrent un cadeau pour mon anniversaire, l'espoir renait alors !

Allez donc chers amis, un an pour finaliser vos projets et pour les concrétiser ! De cette année, il faut profiter au maximum et ne rien avoir à regretter. Je vous le souhaiterai à la prochaine étoile filante qui tombera sous mes yeux, assez pour me faire peur aux frissons.

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lundi 10 août 2009

Alyanie supporte la Terre sous ses pieds (jour 6)

Je ne suis plus qu'une grosse céphalée ! Si grosse que je ne puis plus me tenir debout. Alors je me suis assise dans la douche, l'eau giclait sur mes épaules, et j'ai attendu d'être assez réhydraté pour m'en tirer et m'allonger sur le lit. Je mesure près de 73 mètres, et j'ai du mal me nourrir car mon ventre fait des trucs bizarres, comme des nœuds. Voyez-vous, la vie d'une céphalée n'est pas de tout repos, surtout sur Terre.



Donc me voici dans mon lit. Mes fanons dégoulinent - j'ai toujours imaginé des fanons comme des cheveux alors que ça ressemble plutôt à un peigne en os, quoique les comparaisons ne sont pas si éloignées les unes que les autres - autour de mes oreilles, j'entends de la musique dehors et mes volets qui claquent, mais je ne peux pas me relever pour voir d'où viennent les chants. Alors je me blotti dans la couette, je l'enroule tout bien autour de moi et là je m'endors enfin !

C'est cool les rêves que peut faire une céphalée comme moi.

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dimanche 9 août 2009

Alyanie : Un presque vrai poème classique comme on apprend en primaire

Je ne suis plus sainte car bientôt je tuerai de mes mains
Ma peau si blanche se couvrira de rouge carmin
Comme mon coeur qui pulse des envies si féroces
Tuer un homme, ô mon Dieu, c'est atroce !

Je ne connaitrai pourtant ni ses yeux ni sa peau,
Alors qu'on m'avait dit que faire l'amour était beau !
Du moins... Jusqu'à ce que mort s'ensuive
Car je suis bien trop jeune pour qu'il vive.

S'il a déjà quelques bontés au creux de ses larmes
Faites qu'il puisse les distribuer aux autres petites âmes
J'ai si peur qu'aux hommes son être vienne à manquer
C'est surement pour ça que je m'empresse de le tuer.

Il ne pèse encore qu'un tout petit souvenir
pourtant ma voix chante comme si j'étais martyre
Le temps ne me laisse pas enfanter comme bon me semble
Alors en tant que mère en danger, je tremble...

07.08.09

Presque, et cette date ressemble
à un compte à rebours !


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mercredi 5 août 2009

Alyanie : septante

Septante, c'est le joli numéro que porte cet article. Comme les sept tantes de la main, et les sept tantes du tour de mon chapeau. Mon chapeau, qui, plus que beau m'illumine contre le soleil, et fait que l'on m'appelle Madame Vous Avez un Joli Chapeau. Un long nom à particule dont je suis fière. Je le mets par plaisir sur la tête, même dans ma maison ! Aujourd'hui le temps est magnifique et la poste fermée, je traverse une canicule qui grille les habitants pour rien. Je suis malade je crois, j'ai dormi jusqu'à une heure, j'ai regardé la télévision en ayant peur longtemps dans l'après midi avant de chausser mon appareil photo et d'aller cueillir des tomates. J'ai laisser une bouteille d'eau en plein de soleil. Je la veille souvent, j'espère qu'elle va bouillir, je cuirais alors mes nouilles dedans. Quoiqu'il me reste du riz à manger.



Oui, je crois que je suis malade, je suis fatiguée, la tête me tourne et je prends du chocolat noir pour me consoler. J'aimerai aussi pouvoir me serrer dans mes bras mais malheureusement ils sont bien trop courts pour cela. Mes mains sentent la tomate, je voudrai alors que mon palet aussi. Petit amusement du matin, je vais sur le blog d'un ami, nous avons fait un échange de lien. Il ne savait pas quel nom donné à mon blog, "garde Alyanie" lui dis-je. Je vais sur son blog, pour m'informer, mon lien s'appelle bel et bien 'Garde Alyanie', ce fut drole. Je ne vais pas lui dire, qu'il laisse en souvenir de l'incompréhension indolore.

J'ai un nouveau porte manteau qui me fait peur dès que je me retourne : il est plus grand que le premier, 1m80, plus fort et plus robuste. Il faut que nous soyons amis sinon c'est lui qui gagnera. Le porte manteau précédent a rencontré son histoire. C'était ma marraine qui me l'avait offert lorsque j'avais 2 ans. Je ne savais pas. C'est bien de savoir. Je me doutais bien qu'il s'agissait d'un cadeau. Je l'ai mis dans la salle de jeu en attendant de lui trouver une paire de lunette pour qu'il puisse partir à l'aventure incognito. Un porte manteau en baroude se remarquerait trop vite sinon, je risquerais de le retrouver au poste : "il n'a pas de papier !", il n'est ni tatoué, un choix.

Septante, c'est l'âge que j'aurai dans deux jours si je prends 25 ans par nuit.

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mardi 4 août 2009

Alyanie supporte la Terre sous ses pieds (jour 3)

Par excellence me voici avec un porte manteau à ma taille : 1m80 qui ne plie pas chemise lorsque je lui demande de soutenir plus de trois protèges-mois-dus-vents. (j'ai toujours des problèmes avec la règle des 's' dans un mot composé)
Par excellence, même si je me dis qu'il n'est pas bon de trop avoir d'adresses et tout et tout pour fidéliser les lecteurs ou je ne sais trop quoi j'ai ouvert un nouveau blog, oui !, et je crois vraiment que là c'est le bon ! Voilà, ça faisait des plombes que je voulais ouvrir un blog photo sans jamais trouver quelque chose de satisfaisant et bien aujourd'hui' par un surplus de curiosité il me semble bien avoir trouvé mon affaire !!
Je vous laisse zieuter, jalouser mon œil de lynx pour trouver les bons hébergeurs, en cliquant zici : ZICI . Tralala, je suis contente de moi, je vais enfin pouvoir aller me coucher.
Bonne soirée à tous,
Alyanie

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dimanche 2 août 2009

Alyanie supporte la Terre sous ses pieds (jour 2)

J'ai de la peinture bleue sur les mains, parlinpaintin !
J'ai de la peinture bleue sur les pieds, parlinpainpied !

Ma table de chevet vient d'être achevée. Une girafe et un lion seront là pour hanter ma chambre ou pour la protéger des cambrioleurs, au choix. (Je compte plus sur le lion que sur la girafe, quoique cette dernière pourrait faire de l'effet !) La nuit je dors ma petite lampe allumée pour ne pas voir que je suis seule, que personne ne me sert dans ses bras, ou pour ne pas entendre le silence d'une respiration absente. La lumière éloigne la solitude à 15 bons mètres, ce n'est pas négligeable ! Avant de m'endormir j'entame quelques danses tribales, je cris à la lune comme un loup-garou le ferait, j'éloigne les mauvais esprits, les fantômes qui grincent à la lisière de ma porte. C'est plutôt efficace, je n'ai pas encore eu à me plaindre.


J'ai fait le tour de Nevers plusieurs fois avec mon amie future écrivain maudite, j'ai nommé Oriane, un peu de psychologie de banc à parc, un peu d'ironie "oh !! bah oui, les soldes c'est fini, maintenant c'est chère !", un peu de fumée et d'alcool car on a presque l'âge d'en parler. Oui, ce fut bien, je compte récidiver. Finalement je vais chez ma mamie et mon papy pour profiter de la cuisine. Au passage je leur ai piqué des pommes de terre pour voir si ça peut pousser ma voiture à moindre frais, un peu comme celle de l'aviateur qui a de la patate en grand nombre !

Face à cette solitude, qui n'est pas désagréable à chaque seconde je le précise !, il m'arrive de m'imaginer devenir encore plus seule. Voyez ? De recevoir un sms d'un grand séquoia le disant : "voilà, Céline, je suis désolé... mais je ne peux pas, te voilà alors encore plus seule que maintenant" Alors folle de chagrin je pense à des excuses, à des cris que je ferai dans ses oreilles, et si j'étais lourde de sens* ? Hein ? Me laisserait-on alors encore plus seule que je ne le suis déjà ? Me voici, avec des trucs (qui j'espère) débiles. Bonne soirée.


_____
*pregnant, in English

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vendredi 31 juillet 2009

Alyanie supporte la terre sous ses pieds (jour 1)

Il n'est pas toujours évident de porter la terre sous ses pieds, surtout lorsqu'on est seul ! Elle est si lourde... Je dors bien la nuit pour avoir assez de force pour qu'elle ne m'écrase pas le lendemain.

Il faut également s'occuper, ce n'est pas la plus mince affaire mais j'ai quelques idées pour m'en sortir. Au programme d'aujourd'hui :

Déjà, une matinée, pas trop grasse, juste ce qu'il faut pour profiter de la lumière du jour vue sous la couette et ne pas dormir toute la journée. Autrement dit, levée à 9h38 ! Je m'habille légèrement, un T-shIrt que plus personne ne voudrait mettre et un T-shOrt. Je commence à peindre ma table de chevet. J'apprends la peinture au pinceau, à faire des croisés comme il faut. Maintenant que le tout commence à sécher je vois que j'ai assez bien réussi le devant du tiroir, l'arrière mais ABSOLUMENT PAS l'étagère du bas. Du progrès à faire en somme.

Après-midi, je vais au studio pour quelques photos. Aujourd'hui ce sont des fourmis que je dois prendre. Je règle les projo', pas de problème today : le soleil est au rendez-vous ! Laissez moi vous présenter les stars du jour :

Voici Carine aux belles jambes

Mornia et Vaness' deux grandes sportives

Clémence qui aime les gros plans

Encore Carine

et Béatrice, elle pose pas super bien mais elle fait des blagues droles

Le soir, je retourne à ma peinture, entre temps je gagne à un jeu qui a duré plus de 5 jours. Ma table de chevet se bleuit doucement. J'ai fait mon premier dessin : une silhouette de maasaï. Le résultat n'est pas celui qui j'imaginais mais il me plait plutôt. Il y a quelques traces de pinceau, des petits trucs qui se collent à la peinture, cela ne fait pas du tout professionnel mais en ce temps où le 'fait main' est à la mode je pense qu'elle passera bien ma commode déguisée en tableau. Il me reste encore à dessiner le lion, l'acacia et la girafe.

Pour manger ce soir je réinvente le risotto.

Ingrédients :
  • tomate
  • oignon
  • raisin sec
  • lait de coco
  • riz
  • un bouillon cube
  • poulet
  • curry, cumin, piment de cayenne
Recette :
  • mettre un peu d'eau dans la casserole, y ajouter le bouillon cube, faire bouillir l'eau.
  • ajouter le riz, le lait de coco et l'oignon coupé en fine lamelle
  • bien remuer jusqu'à que le lait de coco se mélange bien dans l'eau
  • ajouter le curry, le cumin et un tout petit peu de piment
  • quand le riz commence tout juste à gonfler ajouter les raisins secs et couper la tomate en petits dès avant de la mettre dans la casserole
  • une fois que le riz est bien gonflé mais avant que toute la sauce ne soit évaporée ajouter le poulet coupé en dès
  • laisser cuire le tout à feu très doux, la casserole couverte
  • fin de la cuisson lorsque les oignons et le poulet sont cuits

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jeudi 23 juillet 2009

Alyanie : Qui a mal aux pattes ?


Voilà c'est fait : j'ai plus de 100 km dans chacune de mes pattes. Pendant une semaine j'ai traversé quelques parties du Cher et de l'Allier, surmonté des collines interminables, dépassé des forêts et leurs arbres cinq fois centenaires gros comme quatre hommes ne pourraient pas l'entourer de leurs bras, cherché de l'eau au fond des cimetières, piétonné un poncho sur le dos comme une énorme tortue venue de l'espace, suivi des cartes d'état major...

Je finis cette expédition d'entre deux coéquipieds avec une terrible douleur aux chevilles qui commence quelque peu à m'inquiéter. Et puis aussi quelques choses à raconter comme j'aime tellement raconter aux gens !

Déjà ces suisses-allemands qui parlent fort derrière leur grand drapeau à la croix blanche, jusqu'à tard dans la nuit nous les entendions ! Alors le sourire machiavélique au lèvre Thibaut et moi nous nous disions que demain matin (héhé !) nous les réveillerons en faisant du bruit et nous les épaterons avec nos tentes "2seconds" -wouéh parce que comme disait Thibaut, eux n'ont qu'une tente "2heures"- sauf que voilà... Au petit matin je me réveille subitement sur de grands éclats de voix, en levant la tête je vois Thibaut exténué me dire "Oh Céline ! Ils sont DEJA levé !"

Finalement, ma chambre privée est en grande mutation. Mon lit a commencé par grandir ! Lui qui n'avait jusqu'à maintenant qu'une seule et microscopique place, lui qui grinçait parce qu'il ne me connaissait plus (c'est mon papa qui m'a expliqué) s'est élargi d'une personne et demi ! Secondement, une fourmis travailleuse œuvre dans tous les coins de ma chambre à la recherche de droititude et de propreté ! Mon papa dit que je gonfle à le laisser faire ça tout seul, mais que voulez-vous ? Je n'y crois pas, voilà. Quand je vois où en est le rangement de ma chambre je dis : "Mais j'en suis à sa compacité maximum !" La fourmis-volante passe, je gagne maintenant 50 m², au moins !

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mardi 7 juillet 2009

Alyanie : le scoop du siècle !


Lorsqu'on reste longtemps allongé dans un lit à deux places, la jambe droite dirigée dans le sens des oreillers, la gauche tendue vers le velux, il arrive toujours un moment où l'on refléchie.Quand cela m'est arrivé il pleuvait dehors et alors je me suis dit : "tiens ! ils ont repris la même politique d'il y a quelques années, pluie la nuit, soleil le jour" et là, d'un seul coup l'évidence m'a frappée !

En effet, je venais de comprendre beaucoup beaucoup de choses sur le monde d'aujourd'hui. Je venais de comprendre que depuis longtemps déjà l'on savait comment contrôler la météo ! Chaque pays est capable de contrôler la météo de son territoire, et si nous n'en savons rien encore aujourd'hui ce n'est que pour des questions de sécurité - vous imaginez un peu le grabuge que ça ferait, chacun voudrait sa météo à lui qui lui convient... ! Car voyez-vous, dans toute cette technologie il y a bien un petit soucis...

Chaque pays peut contrôler la météo de son territoire mais le temps qu'il choisira aura une influence sur le temps des pays voisins d'où la création de l'union européenne ! Le charbon, rien à voir du tout. Ce qui a poussé nos Etats à se ralier est en réalité le soleil et les nuages. De plus en plus de pays veulent entrer dans l'union européenne pour uniformiser leur ciel et éviter quelques catastrophes climatiques dues aux incohérences.

Maintenant je comprends parfaitement pourquoi le pays qui est à la présidence de l'union ne l'est que 6 mois, soit deux saisons qu'on prend soin de ne pas laisser complètes, et pas une année entière ! Croyez-vous qu'on va permettre à un Etat de faire la pluie et le beau temps à sa guise pendant qu'à coté on ne reçoit que des restes d'anticyclone ? Remarquez également que durant la présendence de la France (du 1er juillet 2009 au 31 décembre) le temps a été admirable en France. J'ai demandé l'avis de météofrance, voici donc quelques chiffres : (à Bourges)
  • pluviométrie : 2007 - 870,8 mm --- 2008 - 784 mm
  • ensoleillement : 2007 - 1836 h --- 2008 - 1841 h
  • température : 2007 - min : 7,7°C max : 16,6°C --- 2008 - min : 7,3°C max : 16,0°C
Alors ? Vous commencez à comprendre ? La météo se dirige et jusque là, vous ne le saviez pas. J'avais d'autres arguments ce matin là, mais depuis ils m'ont échappé. Ils reviendront surement bientôt. Si vous aussi vous avez des exemples pour souligner ma thèse, je n'attends que ça !

Vous pouvez très bien faire connaissance avec moi en regardant le film Le Hérisson, actuellement au cinéma, il parait (et cette idée ne me déplait pas) que Paloma me ressemble. Juste un détail : elle a les cheveux frisés, et pas moi.

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