jeudi 17 décembre 2009

Alyanie : Car ça me turlupine

Un centre commercial. Des escalators. Des gens dessus. Des centaines qui montent, d’autres centaines qui descendent. Des odeurs de parfum, une de pisse de chat, une de celui qui n’a pas eu de bain chaud depuis un mois et demi. Un homme plus pressé. Sa valisette qui pousse les cabas qui s’entassent qui grogne contre l’homme qui pousse. Juste des baragouins.

Un courant d’air voltige dans tout ça. Il s’emmêle dans ses cheveux, et il devient extraordinaire. Ca fait des paillettes dorées, mes yeux brillent en voyant le spectacle. Il s’arrête, lui et le courant d’air, juste devant moi. Ils me regardent, j’ai peur qu’ils prennent le large. Finalement il me sourit. « Je suis amoureuse de toutes façons » que je voudrais dire, puis faire comme si sa face ne m’animait point. Ca marche bien de dire qu’on est amoureuse, pour échapper aux garçons. En plus, dans mon cas c’est vrai, raison de plus !

Sauf que voilà, c’est de lui que je suis amoureuse.


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mardi 1 décembre 2009

Colle d'Anglais

La pire invention du siècle : la colle d'anglais ! (enfin... juste après la bombe A...)

L'horreur qu'on nous inflige à parler dans une langue mal maitrisée,
à, de ce fait, donner son opinion sur un sujet déjà mille fois réfléchis,
à répéter des phrases apprises par coeur pour ne pas faire langue vide,
à nous tenir éloigné de toute créativité, de toute envolée de l'expression, de la recherche de la juste concordance, de tout l'intérêt du verbe... !

Bien heureux est celui qui s'est vu grandir la bouche en patte-d'oie, à celui qui connait différents chemins pour le langage.
Perdu est celui que l'on battra pour ne pas avoir su ajouter à son vocabulaire la consonance de quelques peuples lointains.







To conclude...
La colle d'anglais, c'est tout pourri !

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samedi 21 novembre 2009

Alyanie : Amalgame

Je me suis bien lavée les mains. Avec du savon brun, jusqu'au coude. J'ai aussi nettoyé ma nuque, frotté mes joues. Très fort, ma peau devint très vite rouge, le savon était râpeux. Le visage plein de savon, les yeux gonflés, la tête penchée vers l'évier, je ne pouvais me détacher du gouffre d'égout qui s'enfonçait dans le noir. Si j'étais une araignée, ce trou serait ma plus pure terreur.

A la caisse du centre commercial, devant moi, un homme crapaud. Il était vieux, sa peau plissait devant ses yeux, sa bouche tombait, son ventre gonflait devant lui, des bières et du beaujolais s'alignaient sur le tapis de la caisse. Partout sur son visage, son crane, et ses mains d'énormes pustules proéminaient. C'était bel et bien un homme crapaud. A faire peur aux enfants, à impressionner même les plus grands.

Sa femme était avec lui. Elle vidait le chariot et je ne sais pour quelle raison elle se mit à jeter les articles sur le tapis. Son mari indigné lui demanda d'arrêter. La femme se mit à rire et continuait à jeter les articles avec désinvolture. Les fruits roulaient sur le tapis, les bouteilles s'entrechoquaient. Mais arrête donc ! Fais attention ! Rien n'y faisait. L'homme crapaud abandonna, appuyé sur le chariot il la laissa faire. Tu vas finir par briser quelque chose. Elle lança des crèmes au chocolat, très mal, tout comme le reste, mais cette fois il rebondirent sur le chariot et s'étalèrent sur le sol. L'homme soupira. Il s'apprêtait à se baisser pour les ramasser mais j'étais déjà dessus.

Je me demandais quelle folie pouvait bien frapper cette femme. Quelle idiotie ! Elle semblait s'en foutre complètement... Je pris les crèmes, du chocolat dégoulinait des paquets.
"Alors, ils sont éclatés ? demandait la femme au loin
- Oui, ils ont éclaté, dis-je tout bas, épuisée.
- Oh puis c'est pas grave ! Ce n'est rien ! répondit la femme à personne, elle n'avait pu m'entendre."

Je me relevais et tendis les crèmes à l'homme qui attendait. "Il y a du chocolat un peu partout..." dis-je en dirigeant mes yeux vers lui. J'en profitais pour analyser ce visage ravagé. Je ne pouvais revenir de ses protubérances. Mon regard glissa jusqu'à ses paupières gonflées et là, à mon grand étonnement, je perçus une larme !

C'était une larme d'intelligence. De celles que j'ai vues ou devinées quelques fois dans les yeux de ses esprits incapables de s'exprimer comme ils sentent qu'ils devraient le faire. De ses hommes si sensibles qu'ils pourraient devenir les plus grandes consciences du siècle ! Alors malgré son affiliation aux amphibiens je lui souris comme je souris à chacun de ses hommes. Il renifla, me prit la crème, et se détourna tourmenté. "Merci bien, dit-il à son épaule" Il posa la crème sur le tapis sans répondre à sa femme.

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dimanche 15 novembre 2009

Artistique


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samedi 7 novembre 2009

Alyanie ne se détache pas du sablier


J'ai rajouté du bruit sur une photo pour qu'elle soit plus jolie, j'écoute une musique volontairement vieillie, comme mon jeans à l'aspect délavé... Le vieux a comme quelques airs de noblesse. J'attends d'avoir les cheveux grisonnants, mes cheveux poussent exprès pour ce temps où je pourrais les tresser comme de la vieille laine. Je pationne le temps, je joue avec lui en l'attendant : je change la dates de mes anniversaires, j'homothétite le depuis quand on est ensemble, je souffle sur la poussière pour jeter mes vieilles affaires mais je note régulièrement les jours qui passent avec minutie.

On m'a offert un carnet de cuir de lama, j'ai une mine de plomb, je griffonnerai dedans. Quand l'inspiration me manquera je ferai juste un trait vertical comme les prisonniers dans leur cellule, il prendra toute la page ! Un jour il sera plein, je ne pourrais plus rien écrire, plus de place ! Ce jour là je le fermerai avec un grand sourire, je passerai rapidement les pages avec mon pouce et puis je lèverai les yeux et devant moi s'étendra tout le reste, tout ce que je n'aurai pas encore eu l'occasion de noter, et encore plus loin il y aura moi avec les yeux plissés, avec une vieille bouche, et les cheveux gris.

Cette après midi j'ai trouvé un sablier dans la cuisine. Un vrai : avec le sable rose dedans. Je l'ai renversé et le temps a filé dans l'entonnoir. C'était fabuleux comme il avançait vite ! Encore plus fort que dans les toilettes la petite aiguille de la montre avant que ma trotteuse saute. J'ai brisé le sablier et à l'aide d'un microscope j'ai tenté de voir le temps à l'intérieur des grains de sable. J'ai découvert beaucoup de chose, alors, et je trouve réducteur le coup de l'anglais qui veut que le sablier ne mesure que les oeufs.

J'ai appris que le présent existait, il était dans les grains quand ils ne résonnaient plus. Les veinards ! J'en ai ouvert un et avec une pince à épiler j'ai extrait le présent. Je l'ai étiré et je l'ai enroulé autour de mon doigt. C'était joli. Puis je l'ai mangé. C'était bon. Mais pas très copieux : le présent est tout petit.

Maintenant faut que j'aille à table. C'est de la raclette, je ne vais pas manquer ça ! Je cache les grains de sable qui restent, je me les réserve pour plus tard.

Quand j'aurai mangé tout le présent, il ne restera plus rien et enfin j'arriverai plus tard ! J'arriverai demain, j'arriverai dans bientôt ! J'espère y être bien accueillie.

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mardi 3 novembre 2009

Alyanie : Va voir le sorcier

J'avais une anémone sur le pouce depuis plusieurs mois déjà. Elle commençait à me déranger : tous les matins à mon réveil elle me collait encore au doigt ! De quoi devenir fou. A croire qu'elle voulait faire concurrence à Chance, quelle naïveté ! Enfin bref, il fallait agir. Je suis donc allée voir le sorcier.

Il était plutôt grand et maigre dans sa grande tente de peaux. A mon arrivée, comme s'il l'avait prédit depuis longtemps, des herbes fumaient déjà dans un poêle. Il me prit par l'épaule et l'écrasa pour me faire assoir sur un pouf en nid d'oiseau. A l'intérieur du coussin je sentais des épines darder mes fesses. Il incanta pendant plusieurs minutes avant de me demander quelle folie me poussait à venir le voir en plein automne : "Alors que finissent de pousser les champignon ! Tout juste ! Les meilleurs de la saison !" Je m'excusai et je lui tendis mon pouce.

Le sorcier réajusta sa tunique de plume, replaça ses rondes lunettes rouges et scruta attentivement l'anémone. Il se mit à siffler longuement en relevant la tête vers moi : "Mais c'est une anémone ça mademoiselle !" J'acquiesçai avec énervement. Alors, sans me laisser le temps de réfléchir il me prit le pouce le tira jusqu'au poêle, je dus m'agenouiller devant le feu. Il sorti un canif de sous sa tunique et de la lame traça une croix rouge brillante sur l'anémone. Je grimaçai. Il me lança alors : "Ne bougez pas ! ... Je vais vous expliquer..."

A main nue il prit quelques herbes fumantes et les écrasa sur mon pouce. "La douleur est en deux mouvements..." Il secoua sa propre main pour éviter de se bruler lui même. "J'applique le produit et vous avez mal..." Avec un coton gris il appuya sur mon pouce afin que les herbes pénètrent la plaie. "Puis la douleur s'apaise." Il s'apprêtait à reprendre des herbes quand je grimaçais de nouveau. "Et finalement la douleur reprend, beaucoup plus vive, mais à ce moment je ne fais plus rien."

Le sorcier m'appliqua ainsi trois ou quatre fois les cendres des herbes médicinales. A la fin de l'opération j'avais le pouce comme une ampoule, il me faisait terriblement mal. "L'action se fera sur un mois, me dit-il, je ne sais pas si elle partira du premier coup, c'est assez aléatoire..." Je fis oui de la tête. J'espérais que la douleur partirait vite.

Mais voilà, mon pouce est rougi et l'anémone est toujours présente... Vivement qu'elle meurt ! Je ne veux pas retourner chez le sorcier...

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dimanche 18 octobre 2009

Alyanie : Fume dans le froid


[Début de l'hiver, les radiateurs gargarisent. Le professeur de maths s'arrête un moment puis continue comme si de rien n'était mais j'écoute encore l'eau qui glougloute et dehors un petit vent frais de Sibérie qui avance vers nous en chantonnant : vouuuu... vouuuuhouuu... Les vents chantonnent nonchalamment, c'est dans leur état normal. Mes mains prennent leur température d'hiver et j'ai des envies de lectures devant une cheminée, de promenades cachée dans une écharpe à fumer l'air ambiant autour d'un lac au bord duquel l'herbe craque. En des temps comme celui-là je pense beaucoup au Québec, quoique jamais je ne l'ai connu vraiment rafraichi...]

Devant moi j'ai une boite en verre, dedans j'ai enfermé une luciole. La dernière de la saison probablement. Elle se repose dans un coin, bouge quand je secoue la boite, retombe parfois complètement sonnée. La luciole est malheureuse ça se voit, mais je m'en fous car ce n'est qu'une luciole et je ne l'entends pas crier. J'ai souvent envie de la croquer pour savoir quel gout elle peut bien avoir mais je me dis que ça ne vaut pas le coup, elle m'est bien trop utile. La nuit quand j'ai besoin d'un peu de lumière je souffle dessus jusqu'à ce qu'elle s'éclaire. Si sa lumière vient à baisser je souffle plus fort pour la raviver et si elle refuse je la baigne dans l'eau pour qu'elle boit la tasse... elle abdique toujours la conne.

Tous les soirs son ventre gargouille. Je bois du lait concentré devant son nez, elle me regarde dégoutée. Elle rêve de se tirer de là, elle rêve de partir loin pour le palais d'un grand sultan. Ahah ! Je vois tout ça dans ses petits yeux ! Elle est bien naïve je pense, jamais elle ne survivrait de toute façon seule dans la nature. Avec le froid, les oiseaux et les crapauds. Tous se rueraient sur elle, ils lui souffleraient avant de la gober qu'elle a fait le mauvais choix, petite, vois comme tu es vulnérable maintenant ! Non le mieux c'est que je la garde dans ma boite en verre, le mieux c'est qu'elle reste ici à regretter la liberté.

Le mieux du mieux c'est que je continue à la fatiguer pour qu'elle sorte le meilleur d'elle-même, le doux jus de ses capacités. Adieu le plaisir, bonjour le profil ! Mais aidez-moi ! Qu'on la crève ! Qu'on l'encourage à rester, qu'on lui fasse rêver des aménagements dans sa petite boite, qu'on lui dise qu'elle est faite pour produire alors que nous sommes tous d'accord : tout ça ne rime à rien, n'est-ce pas ? Tenons-la éloignée de sa jolie nature de luciole, de voltigeuse, de colporteuse d'images...

Peut-être que ce soir, sachant tout ça, vous aurez un peu de pitié pour cette luciole, pauvre petite bête... !

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mardi 29 septembre 2009

Noème

Elle s'appelait Noème. Elle vivait seule depuis longtemps dans un petit appartement avec son chien. Ce dernier aimait en cachette la chienne d'en face et lorsqu'il, un soir, la vit s'enfuir de chez ses maitres pour rejoindre un autre chien d'en bas, il se pendit.
Alors Noème ne vivait plus que seule dans son appartement avec personne.

Pour combler le vide elle se découvrit un don. En effet, et contre toute apparence, elle était noctiflore, c'est à dire que ses pétales se découvraient la nuit. Elle qui le jour paraissait morne, grise et molle se retrouvait la nuit joyeuse, lumineuse et ferme; d'une nitescence sans égal. L'adresse de son appartement passa d'oreille en oreille. Mais ces hommes se trompaient : derrière des jappements elle ne faisait que niveler.


Un soir vint drôlement chez elle un bel homme quoique quelque peu nictitant. Ce dernier s'était mis au néphalisme, il ne buvait plus que du nervin. Elle trouva ça beau. Il entourloupa Noème, lui promit liberté et passion dès qu'elle payerait son naule et accepterait de monter avec lui sur un navire. Elle paya mais à la vue du bateau en nectique sur lequel il voulait l'embarquer pour les Indes elle prit peur et réclama une semaine pour réfléchir. L'homme accepta, en refusant de la rembourser.

A la néoménie, elle s'échappa de la ville et se dirigea chez une sorcière némorale de sa connaissance qui pratiquait la néphélomancie afin d'interroger les êtres supérieurs à propos de son avenir. Celle-ci, après un interminable cérémonial, lui prédit un immense succès à New York en tant que danseuse dans un cabaret.

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jeudi 10 septembre 2009

Alyanie : quand l'intéressant s'en mèle

Une suite est bornée si...
définition d'une suite bornée
" Mais attention à ne pas inverser le 'pour tout' avec le 'il existe' car dire que pour tout n il existe un réel M tel que la norme de Un est inférieure à M, est toujours vrai ! Vous ne définirez rien de particulier... "
A moi de rebondir sur les paroles du professeur : si cette définition qu'il-ne-faut-absolument-pas-écrire est toujours vérifiée, si elle ne décrit rien de particulier mais quelque chose qui est toujours vrai, n'est-ce pas qu'elle décrit la vérité ? Et si la vérité était que quelque soit l'objet considéré il existait un moyen de le mesurer et que par ce moyen nous pourrions toujours trouver un autre objet plus grand ? Et si ce qui est vrai est ce qui peut être dépassé ?
Il existe tellement de façons de mesurer les choses et les concepts qui nous entourent. On peut les mesurer selon la largeur, la longueur, leur masse, leur beauté, leur universalité... Et bien moi je dis que quelque soit le légume, la planète, ou l'Art que l'on mesure ou admire, il est vrai que l'on puisse trouver quelque chose de plus grand, de plus gros, de plus beau ! Il en est de même pour nos valeurs, pour notre morale, pour nos pensées. Oui, toujours l'on pourra trouver quelques unes qui leurs seront supérieures.

En physique nous avons fait de la magie ! Voyez devant votre visage ébahi une balance. Tout d'une vraie : un plateau, une aiguille, un cadran, sauf que voilà, c'était une balance complètement vide ! La boite qui se situe sous le plateau et qui cache habituellement le mécanisme était complétement transparent. Bon, on se dit, chouette !, on va pouvoir voir comment cela fonctionne ! Et bien non, car il n'y avait aucun mécanisme : juste l'aiguille, reliée au plateau par une tige de fer. Après cette surprise la prof sort une peau de chat et une baquette magique en ivoire peint. Elle frotte la baguette contre la peau de chat, raconte pour détourner l'attention qu'elle capture ainsi des électrons, les dépose sur la balance et là... l'aiguille tourne ! Oui, vous avez bien lu : en physique nous pesons des électrons (déjà ça, c'est pas mal fabuleux) avec une balance complétement vide (alors vous imaginez bien qu'une fois arrivée à cette conclusion j'étais en extâse !)


Mais ma journée ne s'arrête pas là. En revenant du déjeuner je me suis retrouvée avec une petite araignée dans les cheveux. Je la sors de là et je m'amuse un tout petit peu avec. Elle marche en articulant bien pour ne pas s'emmèler les pattes -qui semblent beaucoup trop grandes pour elle- jusqu'au bout de mon doigt puis s'élance dans le vide ! Rapidement elle reste suspendue ainsi, la tête en bas, un fil relié à l'extrémité de mon doigt. L'araignée cherche à redescendre mais je joue à reprendre son fil d'une main à l'autre en remontant à chaque fois l'araignée pour que jamais elle n'atteigne ma table. Lors de ce mouvement je me suis peu à peu rendue compte que j'effectuais cette manoeuvre -celle de prendre le fil à son milieu de le remonter, puis de le reprendre à son milieu avec l'autre main au fur et à mesure que l'araignée le tissait- sans avoir aucune indication de mes sens ! Le fil était trop fin pour que je le vois (même en le mettant juste devant mes yeux, même en louchant) ou que je le sente. Pour mes sens, je jouais avec le vide. C'était à se demander comment mon cerveau a pu se faire la reflexion que je tenais un fil puisque je n'avais strictement rien entre les doigts !

C'est indéniable, aujourd'hui je suis allée au délà de ma sensibilité.

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samedi 5 septembre 2009

Alyanie change son amphi

Il y a des escaliers en colimaçon à grimper. Pas qu'ils soient particulièrement étroits, non, ils ne font que tourner sur eux même, doucement, sans même avoir le temps de finir leur tour. Une fois les escaliers grimpés je tourne la tête vers la droite. Mon bloc me glisse des mains (je n'ai pas encore eu les veines à prendre un cartable) alors je marche machinalement vers l'amphi 161. D'un seul coup unique je me bloque. Un professeur de maths me sourit, je lance alors que non, je ne suis plus de ce coté moi alors ! Et je fais volte-face, les grands, les spé, ceux qui ne portent que deux lettres à leur dénomination, discutaient dans mon dos. Je traverse le couloir et j'entre enfin dans mon nouvel amphi : il est vert.


En l'espace de deux mois j'ai eu 20 ans et une admission chez les droïdes de niveaux 9. C'est plutôt cool tout ce qu'on peut faire en deux temps de vacances. Je m'assieds, à gauche un cinq demi à peine que j'aime bien, à ma droite un gars qui me prend ma super boite de stylos en disant :
"Hof ! Ca me sidère de voir ça, c'est complétement inutile d'avoir tout ça !
- Si tu cherches une quelconque utilité à la vie, tu es mal barré mon garçon !" que je réponds...
... dans ma tête car bon, ça ne se fait pas dès les premiers jours. Et puis je n'ai pas pensé à cette réponse aussi vite. Toujours est-il que j'ai ruminé. Je ne sais pas si je vais avoir beaucoup de sympathie pour lui. Je me suis retournée vers la gauche, c'était beaucoup plus agréable.

J'ai un prof de maths qui me fait penser à un vendeur d'aspirateur. Voyez ? Ceux qui cognent de portes en portes en cravate pour vous faire la démonstration du produit de l'année ? Ce n'est pas du tout péjoratif, je veux souligner le fait que mon prof de maths est extrémement propre sur lui et sur sa langue. Son élocution, sa cordialité, et son tact proéminant font de lui un vendeur d'aspirateur. L'année dernière j'ai connu un professeur qui en début d'année s'était improvisé artificier pour nous faire peur, puis nous avait dévoilé une humanité incroyable, aussi bien dans ce qu'elle a de bon que dans ces faiblesses. Me voici à écouter les propos d'un homme qui, par son comportement, semble nous promettre l'élégance de la réussite.

J'ai également une prof de physique. (Comme l'an dernier tenez !) Elle allé-retourne entre le tableau et ses explications tellement vite que le premier n'a pas le temps de s'écrire et les secondes s'embrouillonnent. Le préjudice encouru est assez moindre quand même, je suis sortie de cours en ayant compri la leçon normalement mais le contraste est flagrant : l'an dernier j'avais une prof tellement organisée, tellement structurée qu'il me semblait que celà ne nous laissait plus aucune initiative !

A l'internat la configuration de la chambre a changé. Mes deux coloc' se cotoient à présent l'une et l'autre et moi je me retrouve dans un petit coins au loin. Assez confortable au final ! Mais je pensais au début qu'elles ne m'aimaient plus... jusqu'à ce qu'elles m'offrent un cadeau pour mon anniversaire, l'espoir renait alors !

Allez donc chers amis, un an pour finaliser vos projets et pour les concrétiser ! De cette année, il faut profiter au maximum et ne rien avoir à regretter. Je vous le souhaiterai à la prochaine étoile filante qui tombera sous mes yeux, assez pour me faire peur aux frissons.

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lundi 10 août 2009

Alyanie supporte la Terre sous ses pieds (jour 6)

Je ne suis plus qu'une grosse céphalée ! Si grosse que je ne puis plus me tenir debout. Alors je me suis assise dans la douche, l'eau giclait sur mes épaules, et j'ai attendu d'être assez réhydraté pour m'en tirer et m'allonger sur le lit. Je mesure près de 73 mètres, et j'ai du mal me nourrir car mon ventre fait des trucs bizarres, comme des nœuds. Voyez-vous, la vie d'une céphalée n'est pas de tout repos, surtout sur Terre.



Donc me voici dans mon lit. Mes fanons dégoulinent - j'ai toujours imaginé des fanons comme des cheveux alors que ça ressemble plutôt à un peigne en os, quoique les comparaisons ne sont pas si éloignées les unes que les autres - autour de mes oreilles, j'entends de la musique dehors et mes volets qui claquent, mais je ne peux pas me relever pour voir d'où viennent les chants. Alors je me blotti dans la couette, je l'enroule tout bien autour de moi et là je m'endors enfin !

C'est cool les rêves que peut faire une céphalée comme moi.

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dimanche 9 août 2009

Alyanie : Un presque vrai poème classique comme on apprend en primaire

Je ne suis plus sainte car bientôt je tuerai de mes mains
Ma peau si blanche se couvrira de rouge carmin
Comme mon coeur qui pulse des envies si féroces
Tuer un homme, ô mon Dieu, c'est atroce !

Je ne connaitrai pourtant ni ses yeux ni sa peau,
Alors qu'on m'avait dit que faire l'amour était beau !
Du moins... Jusqu'à ce que mort s'ensuive
Car je suis bien trop jeune pour qu'il vive.

S'il a déjà quelques bontés au creux de ses larmes
Faites qu'il puisse les distribuer aux autres petites âmes
J'ai si peur qu'aux hommes son être vienne à manquer
C'est surement pour ça que je m'empresse de le tuer.

Il ne pèse encore qu'un tout petit souvenir
pourtant ma voix chante comme si j'étais martyre
Le temps ne me laisse pas enfanter comme bon me semble
Alors en tant que mère en danger, je tremble...

07.08.09

Presque, et cette date ressemble
à un compte à rebours !


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mercredi 5 août 2009

Alyanie : septante

Septante, c'est le joli numéro que porte cet article. Comme les sept tantes de la main, et les sept tantes du tour de mon chapeau. Mon chapeau, qui, plus que beau m'illumine contre le soleil, et fait que l'on m'appelle Madame Vous Avez un Joli Chapeau. Un long nom à particule dont je suis fière. Je le mets par plaisir sur la tête, même dans ma maison ! Aujourd'hui le temps est magnifique et la poste fermée, je traverse une canicule qui grille les habitants pour rien. Je suis malade je crois, j'ai dormi jusqu'à une heure, j'ai regardé la télévision en ayant peur longtemps dans l'après midi avant de chausser mon appareil photo et d'aller cueillir des tomates. J'ai laisser une bouteille d'eau en plein de soleil. Je la veille souvent, j'espère qu'elle va bouillir, je cuirais alors mes nouilles dedans. Quoiqu'il me reste du riz à manger.



Oui, je crois que je suis malade, je suis fatiguée, la tête me tourne et je prends du chocolat noir pour me consoler. J'aimerai aussi pouvoir me serrer dans mes bras mais malheureusement ils sont bien trop courts pour cela. Mes mains sentent la tomate, je voudrai alors que mon palet aussi. Petit amusement du matin, je vais sur le blog d'un ami, nous avons fait un échange de lien. Il ne savait pas quel nom donné à mon blog, "garde Alyanie" lui dis-je. Je vais sur son blog, pour m'informer, mon lien s'appelle bel et bien 'Garde Alyanie', ce fut drole. Je ne vais pas lui dire, qu'il laisse en souvenir de l'incompréhension indolore.

J'ai un nouveau porte manteau qui me fait peur dès que je me retourne : il est plus grand que le premier, 1m80, plus fort et plus robuste. Il faut que nous soyons amis sinon c'est lui qui gagnera. Le porte manteau précédent a rencontré son histoire. C'était ma marraine qui me l'avait offert lorsque j'avais 2 ans. Je ne savais pas. C'est bien de savoir. Je me doutais bien qu'il s'agissait d'un cadeau. Je l'ai mis dans la salle de jeu en attendant de lui trouver une paire de lunette pour qu'il puisse partir à l'aventure incognito. Un porte manteau en baroude se remarquerait trop vite sinon, je risquerais de le retrouver au poste : "il n'a pas de papier !", il n'est ni tatoué, un choix.

Septante, c'est l'âge que j'aurai dans deux jours si je prends 25 ans par nuit.

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mardi 4 août 2009

Alyanie supporte la Terre sous ses pieds (jour 3)

Par excellence me voici avec un porte manteau à ma taille : 1m80 qui ne plie pas chemise lorsque je lui demande de soutenir plus de trois protèges-mois-dus-vents. (j'ai toujours des problèmes avec la règle des 's' dans un mot composé)
Par excellence, même si je me dis qu'il n'est pas bon de trop avoir d'adresses et tout et tout pour fidéliser les lecteurs ou je ne sais trop quoi j'ai ouvert un nouveau blog, oui !, et je crois vraiment que là c'est le bon ! Voilà, ça faisait des plombes que je voulais ouvrir un blog photo sans jamais trouver quelque chose de satisfaisant et bien aujourd'hui' par un surplus de curiosité il me semble bien avoir trouvé mon affaire !!
Je vous laisse zieuter, jalouser mon œil de lynx pour trouver les bons hébergeurs, en cliquant zici : ZICI . Tralala, je suis contente de moi, je vais enfin pouvoir aller me coucher.
Bonne soirée à tous,
Alyanie

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